dimanche 5 décembre 2004

LE VOYAGE DE THÉO


LE VOYAGE DE THÉO

Quatrième de couv'
"Théo, quatorze ans, est atteint d'une maladie incurable. Sa tante Marthe, personnage excentrique, décide de le prendre sous son aile au cours d'un long périple. A travers l'Europe, l'Asie, l'Amérique et l'Afrique, Théo va faire le tour du monde des religions pour trouver sur place des réponses à la question de l'existence de Dieu. Curieux de tout, il interroge les rites, mythes fondateurs et cosmogonies des principales traditions. Le voyage de Théo, en même temps qu'il l'achemine vers un destin qui doit autant à la médecine qu'à l'amour, le conduit ainsi à la rencontre de sage qui ouvriront son esprit et apaiseront son coeur. Foisonnant d'informations, ce roman est une formidable initiation aux grands courants spirituels de l'humanité."

Catherine CLÉMENT


LE VOYAGE DE THÉO

dimanche 26 septembre 2004

SHUTTER ISLAND


SHUTTER ISLAND

Présentation de l'éditeur
"Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island se dresse un groupe de bâtiments à l'allure sinistre. C'est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres. Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le Marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l'une des patientes, Rachel Solando, manque à l'appel. Comment a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée à clé de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Œuvre incohérente d'une malade ou cryptogramme ? Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s'enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu'au choc final de la vérité.
Avec Shutter Island, Dennis Lehane est au sommet de son art."

Dennis LEHANE


SHUTTER ISLAND

MYSTIC RIVER

PRAYERS FOR RAIN

samedi 11 septembre 2004

THE DA VINCI CODE


THE DA VINCI CODE

( DA VINCI CODE )


Bon, on peut dire tout ce qu’on veut de ce livre, il est tout sauf ennuyeux !
J’ai passé un chouette moment à travers Paris et Londres (principalement), et j’ai appris de ces trucs sur Le Louvre, l’Eglise St-Sulpice, De Vinci (personnage fascinant), ses tableaux, le Graal, les Templiers, le paganisme, le tarot et bien d’autres choses, c’est fou, le truc qui vous fait aller sur le net pour vérification. Parce que le Brown, dès qu’il vous sort un mot, il se lance dans des explications qui vont de l’étymologie, aux légendes et faits liés à ce mot, objet, etc… Alors info ou intox, des théories folles, ça c’est sûr, mais passionnantes ! Comme il dit au cours du roman : "Everyone loves a conspiracy". Très vrai si on s'en réfère au phénomène monstre que le roman a déclenché (des circuits organisés dans le Louvre et Paris, basés sur le livre, l'assaut de l'Eglise Saint-Sulpice par des lecteurs allumés, etc). Et pis des énigmes, des mystères, des rebondissements à n’en plus finir, captivant jusqu’au bout !

Dan BROWN


THE DA VINCI CODE

ANGELS AND DEMONS

vendredi 20 août 2004

PERSEPOLIS


PERSEPOLIS

"Dans Persepolis, Marjane Satrapi raconte son enfance sur fond d'histoire de son pays, l'Iran. C'est un récit drôle et triste à la fois, parfois cocasse, souvent touchant. Mais toujours passionnant. C'est aussi un petit événement : il s'agit de la toute première bande dessinée iranienne de l'Histoire…"Gilbert Jacques

Je viens de finir le tome 1 hier, il faut a-bso-lu-ment que je me dégote les autres! Il y a beaucoup de fraîcheur et d'humour dans ce tome et je trouve que Marjane Satrapi a énormément de talent. C'est accessible à tous, et franchement, comme approche de l'histoire et de la civilisation iranienne, c'est l'idéal quand on ne veut pas se prendre la tête avec des volumes indigestes sur le contexte socio-politique en Iran au fil des ans. Enfin là c'est le tome 1 et nous sommes en 1979...
(commenté le 20/08/2004)

Marjane SATRAPI


PERSEPOLIS

BRODERIES

POULET AUX PRUNES

jeudi 19 août 2004

LE VOLEUR DE GOÛTER


LE VOLEUR DE GOÛTER

traduit de l'italien par Maruzza Loria et Serge Quadruppani

Mon premier Camilleri !
Une enquête du commissaire Montalbano... l'intrigue en soi, bof, trafic, Tunisiens, Siciliens, histoires cheulou, corruption, prostitution et cie, mais ce qui sera mémorable et a failli me traumatiser, c'est la traduction !!

Alors, je veux bien, je comprends les intentions des traducteurs qui veulent absolument restituer ce qu'un Italien peut ressentir en lisant du sicilien, mais en français, ça fonctionne très mal je trouve. J'avais plus l'impression de lire des dialogues entre Yoda de Star Wars et sa famille, avec les "Montalbano, je suis", "les courses, je fis", "le mort, ici, il est" - et les "qu'est-ce qui fut?" pour "qu'est-ce qu'il se passe?", ainsi que la floppée de dialogues au passé simple. C'est quand même très déroutant, sans parler des néologismes, "pinser/pinsées", pour "penser/pensées", "arappeler" pour "rappeler", etc...

Andrea CAMILLERI


LE VOLEUR DE GOÛTER

dimanche 8 août 2004

LA PASSION SECRÈTE DE FJORDUR


LA PASSION SECRÈTE DE FJORDUR

traduit du danois par Susanne Juul et Bernard Saint Bonnet


Troisième de la série des racontars, beaucoup plus fendard que Un safari arctique mais il manque le petit quelque chose barge de La vierge froide
Bon moment de détente tout de même, divertissant et drôle, ces chasseurs sont décidément attachants!

jeudi 5 août 2004

SOY UN ESCRITOR FRUSTRADO


SOY UN ESCRITOR FRUSTRADO

(JE SUIS UN ÉCRIVAIN FRUSTRÉ)


J., professeur d'université, n'a qu'un rêve et une vocation : être un grand écrivain. Le problème est qu'il est incapable d'aligner 3 mots sur son ordinateur alors que les idées ne lui manquent pas. Cela le frustre d'autant plus qu'en tant que grand critique littéraire, il reconnaît lui-même la médiocrité de ses tentatives. Et pour couronner le tout, le charme naturel et le succès de son collègue en tant qu'écrivain l'exaspèrent.
Un jour, une de ses étudiantes l'aborde et lui demande de lire un roman qu'elle a écrit pour avoir son avis. C'est le début d'une histoire ahurissante alors que J. se laisse peu à peu envahir par la jalousie et la folie.

C'est absolument captivant, on suit la logique démentielle de cet homme rongé par l'ambition et la jalousie en sympathisant presque (et pourtant le personnage est horrible), c'est férocement drôle et tragique à la fois, corrosif !

Je souligne que Mañas avait 25 ans à la publication de ce livre, ça m'épate toujours ça, les jeunes auteurs !

José Ángel MAÑAS


SOY UN ESCRITOR FRUSTRADO

lundi 2 août 2004

APRÈS LE TREMBLEMENT DE TERRE


APRÈS LE TREMBLEMENT DE TERRE

traduit du japonais par Corinne Atlan


Décidément, même quand il écrit des nouvelles il me plaît cet auteur!! Son style, ses idées, ses personnages, son étrangeté...
Ici, six récits se développent autour de personnages atteints de près ou de loin par le terrible tremblement de terre à Kobe en 1995. Ça donne des scénarios divers qui vous happent dans une autre dimension et restituent pourtant des situations très réalistes (à part un des récits complètement déjanté), tout ceci avec une pointe de burlesque.

Un passage qui m'a bien amusée sur la critique littéraire dans un des récits, "Galette au miel":
  
"Les remarques étaient toujours du même ordre : "Une oeuvre d'une qualité littéraire étonnante pour un si jeune candidat. [...] On note cependant une tendance à la sentimentalité et un manque de fraîcheur novatrice ainsi que de véritable perspective littéraire."
Ces critiques faisaient rire Takatsuki.
- Ils sont tous à côté de la plaque, ces types, disait-il. Une véritable perspective littéraire! Qu'est-ce que ça veut dire, au juste? Les gens normaux n'utilisent pas ce genre de vocabulaire. Est-ce qu'on dit : le ragoût de ce soir manque de véritable perspective bovine?"

vendredi 23 juillet 2004

LE VAILLANT PETIT TAILLEUR


LE VAILLANT PETIT TAILLEUR 

Tout le monde connaît l'histoire, mais qui connaît l'auteur, hein? C'est qu'avant Eric Chevillard, il n'y en avait pas à proprement parler, et c'est donc la mission qu'il va se donner : transformer en texte fondateur ce conte né, comme tout récit et racontar populaires, de la bouche de vieilles veuves dont on ne retrouvera jamais les noms, et retranscrit par les frères Grimm, noyé dans une multitude d'autres contes similaires.

Connaissant le style Chevillard, on se dit que ça va donner du n'importe quoi (le genre où on en redemande), et bien c'est tout à fait ça, j'en veux pour preuve les premières lignes du premier chapitre:

"Il y a environ dix minutes j'ai épluché un oignon plutôt gros sans verser une seule larme.
Je tiens cependant à dire que je n'ai pas ri non plus.
Cette confidence ni la précision qui vient après n'ont le moindre rapport avec le récit qui commence mais, ayant par faiblesse laissé échapper la confidence, je devais sur-le-champ apporter la précision afin d'éviter tout malentendu à l'instant où l'on s'apprête à lire la scène d'ouverture de notre conte."

mardi 20 juillet 2004

PARS VITE ET REVIENS TARD


PARS VITE ET REVIENS TARD

Pas mal, pas mal du tout même. L'intrigue est plutôt originale sur le fond, il fallait y penser (je ne parle pas du dénouement abracadabrant impliquant les liens de famille qui expliquent tout mais plutôt de la mise en place d'une intrigue à énigmes faisant appel à l'Histoire), mais ce qui a surtout animé ma lecture, ce sont les personnages : le crieur et l'originalité de son gagne-pain (je trouve ça génial, et les annonces sont à mourir de rire - très réalistes), le lettré, quel tandem au début!, et puis bien sûr et surtout Adamsberg, un commissaire hors du commun (comme dans tous les romans ^_^) dont les spécificités (perte de mémoire des noms, tenue vestimentaire, enquête à l'intuition, etc) m'ont bien amusée (j'ai mis du temps à m'habituer à lui et à l'apprécier par contre).

Fred VARGAS


PARS VITE ET REVIENS TARD

SOUS LES VENTS DE NEPTUNE

TEMPS GLACIAIRES

QUAND SORT LA RECLUSE

dimanche 18 juillet 2004

DISGRACE


DISGRACE

( DISGRÂCE )

L'histoire : David Lurie, 52 ans, enseigne au Cap en Afrique du Sud. Sa libido exacerbée l'attire vers une de ses étudiantes avec qui il a une liaison. Plaintes, scandale, il est mis en disgrâce par le milieu universitaire puis les médias. Il se "réfugie" un moment chez sa fille à la campagne et doit s'adapter à une toute autre mentalité, à un autre mode de vie qui le change de la ville, jusqu'au jour où un terrible incident bouleverse sa vie et celui de sa fille, pour le faire sombrer davantage en disgrâce.

C'est sombre, noir, dramatique, presque désespérant, surtout au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire, mais j'ai aimé justement le refus des solutions faciles et commodes par l'auteur, qui rend du coup les personnages et les situations réalistes et tragiques.

J.M. COETZEE


DISGRACE

mardi 13 juillet 2004

AU BONHEUR DES OGRES


AU BONHEUR DES OGRES

Bon voilà, j’ai fait la connaissance de la tribu Malaussène avec le premier de la saga. Je ne partage pas (encore?) l’enthousiasme général de leurs fans, j’en suis encore à digérer le style un peu particulier, c’est pas désagréable mais il faut s‘y faire.
En fait, ça fait très BD style cocasse je trouve, plus que roman, d’ailleurs j’avais en tête les personnages dessinés en 1èrepage de couv’ de l’édition de poche tout le long de l’histoire.

Ah oui, l’histoire : Benjamin Malaussène, frère aîné et tuteur d’une famille nombreuse dont la mère est souvent absente, est contrôleur technique dans un grand magasin. En clair, il y a une fonction de Bouc Émissaire (excellent ça – surtout vers la fin !), et à ce titre, lorsqu’il y a des attentats à la bombe dans le Magasin, c’est vers lui que les soupçons se tournent forcément.

lundi 12 juillet 2004

COMME UN ROMAN


COMME UN ROMAN

Ca y est! J'en ai lu un de lui!! Je parle de Daniel Pennac.:-)
Bon, comment dire, cette lecture fut très agréable, on s'identifie bien aux situations décrites (quand on a la passion des livres et quand on ne l'a pas), c'est un livre qui déculpabilise tout lecteur et prône l'amour de lire, la liberté de lire, et non l'obligation de lire, en abolissant cette loi dictatoriale du "il faut lire" (et pas n'importe quoi) (et en faisant des commentaires intelligents après chaque lecture) qu'on nous rabâche depuis tout petit à la maison, à l'école puis au collège, et en la remplaçant par les "droits imprescriptibles du lecteur", entre autres:

-le droit de ne pas lire
-le droit de sauter des pages
-le droit de ne pas finir un livre
etc

Daniel PENNAC


COMME UN ROMAN

AU BONHEUR DES OGRES

LE ROMAN D'ERNEST ET CÉLESTINE

UN AMOUR EXEMPLAIRE

dimanche 11 juillet 2004

AU SUD DE LA FRONTIÈRE, À L'OUEST DU SOLEIL


AU SUD DE LA FRONTIÈRE, À L'OUEST DU SOLEIL

traduit du japonais par Corinne Atlan
  
L’histoire, 4è page de couv':
"Hajime a connu pour la première fois l'amour en compagnie de la douce Shimamoto-San. Séparés par la vie, il n'a pourtant jamais oublié. Aujourd'hui, à l'aube de la quarantaine, Hajime est devenu un homme ordinaire et s'est construit une vie agréable entre sa famille et un métier qui lui plaît. Ce fragile équilibre résistera-t-il à ses retrouvailles avec Shimamoto-San?"

C’est avec un vrai plaisir que j’ai retrouvé la plume de Haruki Murakami qui a une façon de narrer les événements comme j’aime. Même si ici le thème ne correspond pas à ce qui me passionne dans les livres en général, il a quelque chose d’intrigant qui perce dans ses écrits et à travers ses personnages, et qui fait que la pilule est plutôt bien passée pour moi. C’est hypnotique, ça fait un peu l'effet "Lost in translation", il nous mène à son rythme et on suit sans rechigner, et pourtant c’est loin d’être absorbant ou mon genre sur le plan de l’histoire.

samedi 10 juillet 2004

LE LISEUR


LE LISEUR

traduit de l'allemand par Bernard Lortholary


J’ai hésité à recopier la 4è page de couv’ qui en dit trop à mon goût même si rien n’est vraiment révélé, ça gâche un peu notre découverte des événements.

D‘ailleurs, je ne saurais pas vous résumer l’histoire… Ça commence par la fascination de Michaël, 15 ans, pour Hannah, 36, qui porte le poids d’un lourd secret, mais en dehors d’une histoire d’amour qui présente déjà ses propres complexités émotionnelles et autres, c’est une réflexion sur le jugement, la responsabilité, la culpabilité ou l’indifférence d’une génération d’après-guerre face aux horreurs perpétrés par leurs pères.

Bernhard SCHLINK


LE LISEUR

vendredi 9 juillet 2004

L'ORDINATUEUR


L'ORDINATUEUR

J’étais juste curieuse de voir ce qui se fait aujourd’hui en matière de livres-jeunesse, et c’est dingue de voir comment en à peine quelques années les romans ont évolué avec Internet, les ordis, les logiciels bidulles, etc…
Voilà une histoire que je n’aurais jamais pu trouver aux rayons de ma bib’ quand j’avais 8-12 ans! Alice Roy et toute la clique suffisaient à me faire vibrer, même s’ils n’utilisaient que le téléphone filaire occasionnellement et qu’un meurtre ou une disparition n’impliquait pas de BAL, de CDEX, de surfage sur le web…
Bon, dans l’ensemble j’ai trouvé les personnages, l’histoire et l’intrigue assez banals mais intéressants quand même, mais je ne sais pas comment j’aurais réagi si j’avais été plus jeune.


Christian GRENIER


L'ORDINATUEUR

lundi 24 mai 2004

SITUATIONS DÉLICATES


SITUATIONS DÉLICATES

Un vrai bon moment de détente en ce qui me concerne, des tranches de fou rire dans le métro ou tard le soir à la lumière d’une lampe. Joncour analyse très bien ces "situations délicates" à travers 45 anecdotes à l’humour caustique, dans lequel le lecteur, s’il ne s’identifie pas toujours à une situation, peut très bien ressentir le sentiment d’inconfort et de malaise du narrateur. Car il s’agit bien de cela, un narrateur en proie aux scrupules et fonctionnant selon les règles strictes dictées par les conventions sociales, un personnage qui plus est un tantinet timide, soucieux des apparences et du "qu’en dira-t-on".

Un humour et un style narratif qui rappellent le procédé du sketch et qui m’ont beaucoup fait penser aux Dingodossiers et Rubriques à brac de Goscinny, cette façon de prendre le lecteur à parti, en le rendant acteur de son récit, en lui faisant vivre ou revivre ces situations, et en alignant ces situations au rang de l’universel, du vécu et compris par tous.

Serge JONCOUR


SITUATIONS DÉLICATES

dimanche 23 mai 2004

LES FRANÇAIS AUSSI ONT UN ACCENT


LES FRANÇAIS AUSSI ONT UN ACCENT

Français, Françaises, lisez donc ce livre pour voir si vous vous reconnaissez dans les descriptions de ce Québécois.

4è page de couv' 
"Voici, en vingt-deux chapitres hilarants et lumineux, le récit des découvertes et des coups de gueule d'un Québécois en France : comment il va devenir le 67è miraculé de Lourdes, prouver mathématiquement l'existence de José Bové, percer le mystère de la crotte de chien à Paris, célébrer Halloween à la normande, changer de millénaire par 3 fois...

Bien qu'originaire de l'Amérique des grands froids, lui n'est pas venu restaurer une maison en Provence. Il avait mieux à faire. Sa mission impossible : découvrir si les Français résistent à la mondialisation. Aussi porte-t-il sur leur pays le regard d'un anthropologue débarquant chez les Yanomanis de l'Amazonie inférieure . A cette différence près que la France n'est pas l'Amazonie et que l'auteur n'est pas un journaliste comme les autres."

Jean-Benoît NADEAU


LES FRANÇAIS AUSSI ONT UN ACCENT

samedi 22 mai 2004

THE CURIOUS INCIDENT OF THE DOG IN THE NIGHT-TIME


THE CURIOUS INCIDENT OF THE DOG IN THE NIGHT-TIME

(LE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT)


A lire absolument, c'est un livre vraiment original et une lecture passionnante, chapeau bas Mark Haddon!!

L'histoire : Christopher a 15 ans et est autiste. Ceci se traduit entre autres par le fait qu'il est asocial et un peu maniaque sur les bords, et a du mal à comprendre le comportement et la logique de nous autres "normaux", mais il a aussi des capacités de génie dans des disciplines telles que les maths, les sciences, qui en dérouteraient plus d'un.
Une nuit, il découvre le cadavre du chien de sa voisine et décide de résoudre l'énigme de son meurtre, il se retrouve alors embarqué dans une spirale à laquelle on ne s'attendait pas et qui va l'amener à la découverte de lui-même et du monde qui l'entoure.

Mark HADDON


THE CURIOUS INCIDENT OF THE DOG IN THE NIGHT-TIME

A SPOT OF BOTHER

lundi 5 avril 2004

MOI QUI N'AI PAS CONNU LES HOMMES


MOI QUI N'AI PAS CONNU LES HOMMES

40 femmes se retrouvent encagées dans une cave sous la surveillance de gardes impassibles à la suite d’une catastrophe dont personne n’a le souvenir. L’une d’entre elles, la narratrice, qui n’a, à la différence des 39 autres, aucun souvenir de la vie avant leur emprisonnement, va se poser des questions, entre autres sur le sens de cette situation, et entraîner les autres à la réaction.  Elles vont se réorganiser telles des Robinson Crusoé, alors qu’un événement inexpliqué va changer le cours de leur existence. Changer ? Pas sûr…

"Fable anticipatrice", "thriller logique" qui a suscité chez moi une certaine réflexion sur la condition humaine, notre relative liberté, le sens de la vie, ce qui nous pousse à vivre ou à survivre suivant les circonstances.

Jacqueline HARPMAN


MOI QUI N'AI PAS CONNU LES HOMMES

dimanche 4 avril 2004

JE SUIS LE GARDIEN DU PHARE


JE SUIS LE GARDIEN DU PHARE

                ET AUTRES RÉCITS FANTASTIQUES 


Quatrième de couv':
"Neuf récits écrits de 1990 à 1997 tentent, dans ce recueil, de répondre par le fantastique à une question simple: l'homme de la fin du XXè siècle peut-il encore se retrancher du monde, fuir le pluriel au profit du singulier et devenir un électron libre?
Chaque antihéros de ces nouvelles fait ou a fait "l'éloge de la fuite", que ce soit dans un train, sur une improbable frontière, dans un monastère, dans une ville rayée de la carte ou au sommet d'un phare à la dérive. Mais chacun, peu à peu, est rattrapé par le groupe et contraint de répondre par la négative. [...]"

Éric FAYE


JE SUIS LE GARDIEN DU PHARE

NAGASAKI

samedi 3 avril 2004

LA MORT DES NEIGES


LA MORT DES NEIGES

C'est avec un vrai plaisir que j'ai retrouvé ici Elise Andrioli, la narratrice tétraplégique muette et aveugle de La mort des bois, comme quoi j'avais apprécié ce polar beaucoup plus que je ne le pensais. Enfin, j'avais surtout beaucoup aimé la manière d'Elise de narrer les événements, son humour dans ses réflexions, et ici encore je me suis surprise à éclater de rire à des moments où il était pourtant indécent de le faire.

L'histoire rapidement : Elise devient célèbre après avoir vendu son histoire dont Brigitte Aubert  fait un livre intitulé La mort des bois. Elle décide d'aller se reposer à la neige lorsque Brigitte Aubert lui transmet un fax d'un certain D. Vore. C'est le début d'une longue série d'événements cauchemardesques dont l'action se tiendra principalement au sein d'un centre de loisirs pour handicapés dans une station de sports d'hiver.

L'intrigue ici m'a paru plus originale que La mort des bois, notamment au niveau de la clé de l'énigme, mais ce qui fait tout le charme de ce polar, c'est vraiment Elise, et je pense bien lire la suite de ses aventures si des suites sont prévues.

samedi 28 février 2004

OCÉAN MER


OCÉAN MER 

traduit de l'italien par Françoise Brun


J'ai trouvé que c'était à mi-chemin entre Soie et City, et dans l'aspect poétique, et dans l'aspect déjanté, et City reste toujours mon préféré de Baricco à ce jour, ça c'est vraiment pour le côté déluré que j'apprécie chez lui. En fait les passages de Océan Mer où l'auteur délire le plus m'ont accrochée mais pas trop le reste, et c'est donc surtout vers la fin que j'ai commencé à apprécier ce livre. On se sent d'ailleurs récompensé quelque part d'avoir tout lu car au début, on avance à tâtons sans trop savoir où on va, et à la fin, la logique du récit est plus ou moins rétablie. 
Mes personnages coup de coeur: le peintre (évidemment), Bartleboom et le père Pluche.

vendredi 27 février 2004

LA MORT DES BOIS


LA MORT DES BOIS 

Quatrième de couverture
"Un jour, en attendant sa dame de compagnie, Élise est abordée par Virginie, 7 ans, qui lui donne des renseignements inquiétants sur des meurtres d'enfants, dont celui de son frère. C'est la « Mort des bois » qui a frappé, précise la fillette. Et la Mort, c'est bien connu, ne déteste rien tant que de rester inactive...
Démasquer l'assassin avant qu'il ne sévisse encore, telle est la tâche terrifiante à laquelle Élise doit aussitôt s'attaquer. Mais une chose sera de résoudre l'enquête, et une autre, d'en révéler les conclusions : car Élise, devenue tétraplégique à la suite d'un attentat, vit dans un fauteuil roulant. Elle ne peut ni parler ni voir. Mais elle entend."



Voilà encore un polar qui rentre dans la catégorie de ceux que j'ai aimés!

Ce qui est vraiment bien rendu, troublant et terrifiant, c'est les pensées et sensations d'Elise, tétraplégique muette et aveugle donc qui, pour ces raisons précises, devient la confidente attitrée de son entourage, bien souvent malgré elle d'ailleurs. L'horreur de sa situation est vraiment bien traduite par l'auteur, on se rend compte de la chance qu'on a quand on a l'usage de ses membres et la possibilité de voir et parler!

Brigitte AUBERT


LA MORT DES BOIS

LA MORT DES NEIGES

jeudi 26 février 2004

LA FIN DES TEMPS


LA FIN DES TEMPS

traduit du japonais par Corinne Atlan


Épatée, émerveillée, soufflée je suis! Je ne peux que m’incliner bien bas devant cet écrivain dont je vais bien vite me procurer les autres livres! Quelle imagination ici encore! Vraiment une superbe découverte rayon littérature japonaise pour moi !

J’adore ces livres qui ne correspondent pas du tout à l’image et l’idée qu’on s’en fait à la lecture de la 4è page de couv’, à la vue de la couverture, etc…, qui surprennent de bout en bout – même quand on croit avoir enfin saisi à peu près la situation, des éléments nouveaux s’immiscent nous obligeant à appréhender l’histoire sous un autre angle. Il y a d’ailleurs eu un moment un peu pénible pour moi avec des explications sur la situation des personnages aussi ardues à saisir que celles fournies par Morpheus à Neo dans Matrix 1… (mais l'histoire est complètement autre cela dit...)

dimanche 15 février 2004

FLOWERS FOR ALGERNON


FLOWERS FOR ALGERNON

(DES FLEURS POUR ALGERNON)

Charlie Gordon est un attardé mental, un simple d’esprit employé aux plus basses besognes, l’objet des moqueries de son entourage, et il n’aspire qu’à une chose : devenir intelligent. Le Professeur Nemur et le Dr Strauss qui, grâce à leurs recherches, ont trouvé les moyens de décupler l’intelligence d’Algernon, souris de laboratoire, décident d’appliquer leurs découvertes sur Charlie.

A travers les rapports qu’il rédige pour que les scientifiques puissent suivre ses progrès, on suit l’évolution de cet homme qui passe de l’état de simplet à celui de véritable génie. Mais cela ne résout pas tous les problèmes, bien au contraire…

C'est une histoire vraiment émouvante, j'ai souvent eu le coeur serré et à la fin j'ai senti la larme venir, c'est une histoire vraiment intéressante de par les thèmes qu'elle traite et les réflexions qu'elle soulève sur l'intelligence, les rapports humains, la tolérance, les bienfaits et limites de la science aussi bien d'un point de vue pratique que éthique, et la psychologie des personnages est développée avec beaucoup de finesse et de réalisme.

Daniel KEYES


FLOWERS FOR ALGERNON

lundi 9 février 2004

UN SAFARI ARCTIQUE


UN SAFARI ARCTIQUE

traduit du danois par Susanne Juul et Bernard Saint Bonnet


Toujours des racontars (le 2è de la série) mais sans la drôlerie ni la fraîcheur de La vierge froide. Aussi le fait qu’on soit déjà familiarisé avec ces chasseurs enlève beaucoup de charme à ces anecdotes je trouve. Elles sont assez prévisibles et il n’y a pas ces "chutes" que j’aimais bien dans La vierge froide.
Bref, un peu "déçue" sur le coup mais, comme je l'ai déjà dit, je lirai toute la série de racontars, ça tombe vraiment bien quand on veut faire un petit break lecture et qu'on n'y arrive pas (après un pavé, après trop de livres en langues étrangères, une lecture prise de tête, un récit triste...), c'est une lecture distrayante et courte juste ce qu'il faut.


dimanche 8 février 2004

SHOGUN


SHOGUN

Début du 17è siècle - c'est l'époque des guerres de conquêtes et de religion entre Hollandais et Anglais d'un côté, et Espagnols et Portugais de l'autre, ces derniers ayant déjà commencé à "s'approprier" le Japon dès 1542. Et la tension règne également sur le sol japonais entre les différents grands seigneurs, conflit de pouvoir oblige... C'est à ce moment-là qu'échouent sur les côtes japonaises John Blackthorne, navigateur anglais et ce qui reste de l'expédition hollandaise à bord de l'Erasmus. Ce sont ses aventures que l'on suit tout au long des 1200 pages alors que son destin va s'entremêler à celui des Japonais.

Une très grande histoire qui m'a fait passer de très bons moments et qui est une bonne introduction à la civilisation japonaise.

C’est enrichissant culturellement, pour quelqu’un comme moi qui n’y connaît pas grand chose à la culture et à la mentalité nipponne (surtout de l’époque), ce roman peut donner l’impression d’un roman SF où l’on découvrirait une autre planète et ses habitants - le choc des cultures et des civilisations, un thème qui me plaît beaucoup, est mené ici avec énormément de réalisme, j’ai eu l’impression d’évoluer en même temps que l’Anglais alors qu’il doit s’adapter à son entourage et aux événements, ainsi qu’apprendre la langue – ah oui, enrichissant aussi d’un point de vue linguistique - j'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur a abordé ce point parce que c'est très réaliste et crédible - en voilà un qui ne nous fait pas croire qu'une langue se maîtrise en 1 mois...

James CLAVELL


SHOGUN

samedi 7 février 2004

DU HÉRISSON


DU HÉRISSON

Complètement fêlé oui, je ne le dirai jamais assez. Alors par rapport aux Absences du Capitaine Cook c’est nettement plus accessible, ouf, mais c’est toujours pour un public averti, très très averti.

En parlant d’un livre en cours de l’écrivain/narrateur de l’histoire, il écrit :
Vacuum extractor sera constitué aux trois quarts de mes souvenirs d’internat. J’ai passé ma vie là-bas. Ceux qui furent internes liront ce livre avec passion. Les demi-pensionnaires y prendront un certain plaisir, au moins la moitié d’entre eux, (etc…). mais les externes s’emmerderont, tous sans exception. Aux externes, je ne recommanderai pas ce livre, ni aucun de mes livres d’ailleurs. Ce livre d’interne sera (blabla…) pour les externes un livre hermétique, une lecture pénible. Ils ne pourront tout simplement pas entrer dedans. "

Hé bien ça s’applique complètement à ses propres livres (du moins les 2 que j’ai lu) si on s’en réfère à son côté fêlé, délire.

samedi 24 janvier 2004

SLAUGHTERHOUSE 5


SLAUGHTERHOUSE 5, or THE CHILDREN'S CRUSADE

ABATTOIR 5, ou LA CROISADE DES ENFANTS )

L'histoire en quelques mots:
"Quoique situé dans une histoire vraie tournant autour de la destruction de Dresde en 1945, le héros du livre oscille constamment entre cette époque et sa situation actuelle et même dans un futur hypothétique. Roman à la fois amer et drôle d'une qualité littéraire certaine."

Sur l'auteur en relation avec ce livre:
"Vonnegut croyait écrire de la littérature générale avec de temps à autres des "éléments fictionnels tirés de la science", en fait, c'est un auteur de SF qui s'ignore. Pendant la seconde guerre mondiale, il fut retenu prisonnier à Dresde pendant plusieurs mois et fut pris - ironie du sort - sous les bombes anglo-américaines en février 1945. Rescapé de ce tragique événement et rapatrié aux Etats-Unis, il se mit à écrire une SF douce-amère, à la fois cruelle et ironique, capable de parler des choses les plus graves avec humour sans jamais manquer de respect."

Kurt VONNEGUT


SLAUGHTERHOUSE 5

samedi 17 janvier 2004

LA FEMME DES SABLES


LA FEMME DES SABLES

traduit du japonais par Jean-François Laffont et Tadahiro Oku 

En quelques mots (tirés de la 4è page de couv'):
"Heurs et malheurs d'un homme qui, parti à la recherche d'un insecte des sables, échoue dans un petit village perdu au fond des dunes. Commence alors un étrange cauchemar..."

Et de ce cauchemar, on ne s'en rend bien compte qu'une fois dans le livre. La situation est inquiétante parce qu'absurde et sans issue au premier abord (et au 2è, 3è, 4è aussi), un peu comme dans Misery avec des situations similaires par certains aspects, le sable y est décrit comme un véritable fléau digne de Volcano ou Armaggedon, c'est réellement effrayant, et au milieu de tout ça on a ces villageois et cette femme aux comportements insolites, et un chasseur d'insecte de passion, maître d'école de profession, que l'entêtement ridicule à tout analyser et à croire à l'inespérable rend touchant.

J'ai bien aimé parce qu'en dehors de tout ce décor planté pour l'histoire, il y a une véritable réflexion sur la condition humaine (enfin, j'ai trouvé...).

ABÉ Kôbô


LA FEMME DES SABLES

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...