dimanche 25 juillet 2010

LES FALSIFICATEURS


LES FALSIFICATEURS
  
Etonnant! Subjugant! Passionnant! Cet auteur m'épatera toujours par son imagination originale et débordante!
Ici, pas d'enquête, tout au plus une quête de soi, et pourtant on suit, on palpite, on frémit, en se demandant pourquoi tout ce micmac, tout comme le narrateur, Sliv, jeune islandais recruté par cette organisation secrète internationale mystérieuse au coeur de cette histoire, le CFR (Consortium de Falsification du Réel), dont les membres falsifient la réalité sans dévoiler clairement leurs motivations: changer le monde? mais dans quels desseins? et pour le compte de qui?

Une idée de génie que cette organisation, soit dit-en passant, que l'auteur a su rendre parfaitement crédible en l'ancrant dans une réalité tangible et dont le fonctionnement défie toutes les interrogations et mises à l'épreuve (méthodologie, formation des agents, rôles et implications de chaque cellule et département du CFR, évolution de carrières, tout cela est soigneusement pensé et subtilement exploité), à tel point que j'en étais venue à mettre en doute certaines informations de l'actualité que je suivais parallèlement à ma lecture, tels ces vestiges d'un bateau du 18è siècle retrouvés comme par hasard sur le site de Ground Zero!

samedi 17 juillet 2010

ASK THE DUST


ASK THE DUST

DEMANDE À LA POUSSIÈRE )

Pas gagné au début, récompensée au final, voilà comment je pourrais résumer mes impressions en deux lignes.
Ce livre, à chaque fois que je devais me replonger dedans, je sentais une réticence, un manque de motivation, et pourtant, une fois dedans, il m'était difficile d'en sortir.
L'intrigue n'est pas ce qu'on qualifierait de palpitant ni de haletant, mais cet auteur imprègne la vie dans ce qu'il écrit et a un style désarmant de force dans sa simplicité.
C'est une histoire au premier abord banale, ordinaire, limite classique (une variante de A aime B qui aime C, impliquant un pauvre hère d'ascendance italienne aspirant à devenir écrivain et une serveuse mexicaine). Quand j'ai lu la quatrième de couv', je n'étais pas persuadée d'avoir fait le bon choix de roman vu le thème (je voulais commencer par Mon chien stupide pour découvrir Fante), mais l'enthousiasme d'un ami pour très précisément ce livre m'a finalement décidée. Et maintenant je comprends le "phénomène" Fante!

John FANTE


ASK THE DUST

lundi 12 juillet 2010

ROBE DE MARIÉ


ROBE DE MARIÉ

ou... De l'influence fatale de la blogo littéraire...^^ 
Repéré d'abord chez Pimprenelle qui m'a mis l'eau à la bouche (intriguée par le fait que bien qu'elle ne soit pas très polar, celui-ci ait tout de même gagné ses faveurs), puis très rapidement aperçu chez d'autres, et tout récemment chez Géraldine, ce thriller atteint vite fait le top 5 de ma LAL, et je vais même jusqu'à l'offrir en cadeau à une amie friande de polars, sans même l'avoir lu avant!

Au final, après m'y être tâtée moi-même, j'en ressors avec un avis mitigé et différentes impressions en cours de lecture:
- première partie, on se demande l'intérêt de l'histoire et le côté thriller: s'agira-t-il d'une banale histoire de cavale d'une femme recherchée pour meurtres? Une femme qui a perdu la raison, qui le sait, et dont l'intérêt est de voir comment elle va échapper aux mains de la police? Par ailleurs, le style n'est pas à tomber par terre. Je persiste car de nombreux blogueurs ont trouvé ce roman "Wahou" et il a reçu différents prix si je ne m'abuse, c'est que ça doit vraiment être bien quand même (angoisse de passer à côté d'un truc...).

Pierre LEMAITRE


ROBE DE MARIÉ

dimanche 11 juillet 2010

FABLES 9 : LES LOUPS


FABLES 8 : WOLVES

FABLES 9 : LES LOUPS )
  
Ô joie! Quel plaisir que de replonger dans cette série après presque un an de sevrage forcé, attente de la parution de ce tome oblige (en fait il est paru en mars mais j'avais complètement zappé - normal aussi, j'étais dans une période de non-envie de lire, donc les actualités littéraires... pouf!).
J'avais pourtant eu une petite frayeur de lassitude suite à ma légère déception avec le tome 8, mais il faut croire que les longues pauses forcées dans les lectures de séries font du bien car j'ai bien senti, avec ce tome, que j'avais retrouvé mon enthousiasme des premiers tomes.

Il faut dire que c'était les grandes retrouvailles avec mes personnages fétiches, Bigby, Blanche-Neige (j'adore vraiment tout ce qui tourne autour d'eux), toute la communauté de Fableville en fait, après leur disparition sur quelques épisodes, l'histoire s'étant focalisée ailleurs, et j'avais l'impression du coup que l'on revenait enfin à l'intrigue principale. J'adore l'idée d'explorer tous les possibles, surtout dans cet univers-là et parce que tout est lié, mais quand on se disperse trop aux dépens des événements centraux, c'est assez frustrant - surtout quand on doit attendre un an pour avoir la suite...

jeudi 8 juillet 2010

L'ÉLÉGANCE DU MAIGRICHON


L'ÉLÉGANCE DU MAIGRICHON

Après le délirant Et si c'était niais? dans lequel Pascal Fioretto s'était attelé au difficile exercice de pasticher avec un humour caustique quelques grands noms de la scène littéraire française, l'auteur se déchaîne une fois de plus ici, sur le même principe (une enquête-prétexte tournant cette fois-ci autour du mystère de la disparition du meunier d'un hameau rural), en en prenant d'autres et en recommençant!

Contribuent à l'enquête:
Christian Pignol, Les Engoulevents de la Grange-aux-Loups
Katherine Plancol, La Valse jaune des tortues-crocodiles
Zig Larsen, Milliardium (tome 4): Les Femmes qui n'aimaient pas les hommes qui n'avaient pas d'allumettes
Patrick Modiamo, Hôtel obscur des amnésies perdues
Muriel Burbery, L'élégance du maigrichon
Éric-Manuel Schmit, Louison Touletemps et le sumo rose
Philippe Solers, Le Divin Moi Doute
Guillaume Muzo, Où seras-tu si je reviendrais sans toi?
Philippe Delerme, On aurait dû fermer les volets

mardi 6 juillet 2010

QUAND SOUFFLE LE VENT DU NORD


QUAND SOUFFLE LE VENT DU NORD

traduit de l'allemand (Autriche) par Anne-Sophie Anglaret


Voilà un exemple de ce qui est vraiment intéressant avec la blogosphère littéraire:
Ce livre, c'est typiquement le genre de roman qui n'aurait pas attiré mon attention si je ne m'en étais tenue qu'à la couverture des éditions Grasset (différente de celle affichée ci-dessus), ce jaune peu engageant, cette présentation un peu stricte qui ne donne pas envie de tendre la main vers elle, quant au titre "Quand souffle le vent du nord", pas persuadée non plus qu'il m'aurait inspirée...
... sauf qu'en passant à la bib', je vois ce titre et ça fait ding dong dans ma tête, du genre, "mais c'est pas le livre dont tout le monde parlait avec enthousiasme sur la blogo et que j'avais noté comme "à lire"?? Mmmh?" Je n'avais plus le thème en tête mais je me souvenais que j'avais décidé de faire confiance pour ce coup-là.
J'ouvre, je lis, et là, quelle excellente surprise!!

Daniel GLATTAUER


QUAND SOUFFLE LE VENT DU NORD

LA SEPTIÈME VAGUE

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