jeudi 29 décembre 2011

ILIUM


ILIUM

Waouh!
De Dan Simmons, je retiendrai à vie le cycle d'Hyperion qui m'avait tenue en haleine tout le long et époustouflée par son intrigue imaginative et maîtrisée. Je ne m'étais pas repenchée depuis sur ses oeuvres bien que c'était en projet, j'avais en tête L'échiquier du mal en particulier.

Ilium est arrivé, j'ai vu passer plusieurs avis enthousiastes, mais le temps, etc, et puis là, ça m'a pris sur un coup de tête de le lire malgré un programme déjà chargé en pavés, et wouf, quel plaisir de se retrouver plongée dans du captivant, absorbant, prenant et dément en terme d'imagination!

Ilium ou la guerre de Troie et la mythologie grecque revues et revisitées par Dan Simmons sur fond de SF sous le regard du scholiaste Hockenberry, c'est tout bonnement époustouflant! Quelle idée originale et quelle intrigue surprenante et maîtrisée, ça me fascine toujours de constater qu'on peut encore trouver des idées aussi originales dans la myriade de livres qui n'en manquent pourtant déjà pas.

lundi 26 décembre 2011

IDYLLE AVEC CHIEN QUI SE NOIE


IDYLLE AVEC CHIEN QUI SE NOIE

traduit de l'allemand par Stéphanie Lux


Quel roman étrange et soufflant. Je crois que je n'ai rien lu de tel encore, ni d'aussi surprenant. Quelle drôle d'expérience, aussi drôle et étonnante que le titre qui a attiré mon attention à la bib'.

Une écriture et une atmosphère qui m'ont un peu évoqué Les braises de Sandor Marai, quelque chose de fin, de dentelé, et de percutant en même temps.

Rentrer dans ce livre, c'est comme être aspiré dans une autre dimension, et on en ressort toutefois aussi indemne qu'avant d'y entrer, sauf que notre esprit est encore hanté par la bizarrerie de ce qu'on vient de lire, qui n'a rien de fondamentalement bizarre en même temps. Enfin, c'est particulier...

Michael KÖHLMEIER


IDYLLE AVEC CHIEN QUI SE NOIE

dimanche 18 décembre 2011

1Q84 - LIVRE 2, JUILLET-SEPTEMBRE


1Q84 - LIVRE 2, JUILLET-SEPTEMBRE

traduit du japonais par Hélène Morita


Aaah là oui, d'accord!
Après avoir eu l'impression de marcher en équilibre les yeux bandés à 50 mètres d'altitude lors de ma lecture du tome 1 (pas désagréable mais pas rassurant, tout en étant intrigant), ici c'était comme si on m'avait ôté le bandeau des yeux pour me montrer qu'en fait je marchais sur la terre ferme depuis le départ.
Car oui, Murakami sait où il nous emmène, c'est confirmé ici, le puzzle prend forme de façon plus précise, comblant certaines questions de départ. Alors bien sûr, il n'est toujours pas complet, les dernières pièces ne nous seront livrées qu'en mars, avec le tome 3 (sigh), mais j'ai trouvé l'avancée de l'intrigue plutôt satisfaisante et je suis assez loin de la frustration et de l'inquiétude de départ.

Concernant le déroulement du récit, j'étais encore plus à l'aise avec le rythme imposé par l'auteur qu'au tome 1. Car ici encore, il dévoile son histoire avec une certaine lenteur, j'ai envie de dire, il déshabille son histoire tel un vrai stripper littéraire, nous maintenant attentif tout le long. Pas de longueurs pour moi, ni de vaines répétitions ici, mais juste cette impression de lenteur délibérée qui bizarrement m'a séduite car elle me semblait naturelle et envoûtante.

jeudi 15 décembre 2011

LA VIE DE BOUDDHA - TOMES 1 ET 2


LA VIE DE BOUDDHA

             Tome 1 - KAPILAVASTU
             Tome 2 - LES QUATRE PORTES


Encore un auteur qui m'enchante véritablement, Osamu Tezuka! Révélation avec Ayako, confirmation de son génie avec L'arbre au soleil, et un ami m'avait vanté, il y a déjà un moment, les mérites de La vie de Bouddha, l'histoire romancée et "mangatisée" de Bouddha, mais j'ai mis du temps à me décider à me lancer dans cette série de 8 tomes, comme si je craignais d'être déçue après avoir été aussi enthousiasmée par les deux autres séries.

Par ailleurs, de la vie de Bouddha, je ne connaissais réellement que le récit de Bertolucci à travers son film "Little Buddha", et bien qu'il fut très instructif, il m'avait un peu ennuyée, et je doutais d'être vraiment transportée par cette histoire, aussi tezuka-esque soit-elle. 
Erreur car  Tezuka a vraiment le don de m'absorber et de m'émerveiller avec ses récits, et là cette série bouddhesque s'annonce trop bien!

mardi 13 décembre 2011

BIENVENUE DANS LA VRAIE VIE


BIENVENUE DANS LA VRAIE VIE
  
Milieu boursier, marchés financiers, voilà très précisément des thèmes que je ne traque pas, voire même que je contourne minutieusement, lorsque je flâne en librairie, dans les bib' ou sur les blogs, à la recherche d'une bonne lecture détente. Le sujet m'est tout simplement suspectement nébuleux et je fais un méga blackout dès qu'il est évoqué aux nouvelles, alors choisir de me plonger dans un roman centré précisément là-dessus était un des plus gros risques de blocage que j'ai pris dans ma vie de lectrice (après Musso ^^).

L'argument clé qui fait que j'y ai quand même risqué mes quelques neurones, c'est la promesse de l'humour dévastateur de l'auteur, Bernard Foglino, et à ce propos, c'est bingo, il a le verbe qui claque, l'esprit vif, l'humour caustique, un sens de l'analyse aiguisé qui, d'office, me l'ont fait classer dans les auteurs à lire quand on a le moral en berne.

Bernard FOGLINO


BIENVENUE DANS LA VRAIE VIE

jeudi 8 décembre 2011

PRIDE AND PREJUDICE AND ZOMBIES


PRIDE AND PREJUDICE AND ZOMBIES

ORGUEIL ET PRÉJUGÉS ET ZOMBIES )


Pas spécialement fan de Jane Austen ni des zombies, mais bizarrement, les deux ensemble m'ont attirée! ^^

Il faut dire que je suis particulièrement friande des parodies en général, et des romans revisités et détournés, j'étais donc copieusement servie avec ce classique pré-victorien remanié en SFFF catégorie horreur par Seth Grahame-Smith, qui présente tout de même l'affaire comme si ce roman avait été co-écrit avec Jane Austen. C'est que, malgré quelques adaptations (très) libres, l'intrigue principale reste la même, et bien 75% du récit correspondent au texte original. J'ai lu ce dernier il y a une dizaine d'années et je ne m'en souviens pas dans les détails, mais pour avoir récemment visionné quelques épisodes de la série "Pride and Prejudice" de 1995 avec Colin Firth sur Youtube (ceci pour comparer un peu sans avoir à relire le roman original), les dialogues et les situations me semblent être restés relativement fidèles.

Seth GRAHAME-SMITH


PRIDE AND PREJUDICE AND ZOMBIES

mardi 6 décembre 2011

LIBRARY WARS - 2. TROUBLES


LIBRARY WARS - 2. TROUBLES

traduit du japonais par Virgile Macré 


Pour qu'une rencontre avec un livre se fasse dans les meilleurs dispositions possibles, il suffit d'accepter de le lire au niveau où il assume se situer.
Réflexion née avec Musso (hé oui, il me fait réfléchir^^), et confirmée ici avec ce tome 2 (que j'ai lu, plus parce que je l'avais dans ma PAL, acheté en même temps que le tome 1, que par envie absolue de le lire).

Du coup, ce qui m'avait un peu agacée dans le tome 1 (l'impression de lire un manga pour ado sous forme de roman, la puérilité des personnages malgré leurs 20 ans passés) est plutôt bien passé ici, et m'a même parfois amusée, comme si j'y voyais plus de dérision et de délires assumés de l'auteure, Hiro Arikawa, que du premier degré.

mardi 29 novembre 2011

LA DÉLICATESSE


LA DÉLICATESSE
  
Il aura fallu que je vois la bande-annonce du film adapté de ce roman pour que je cède à mon tour à la lecture de ce livre au succès discret mais certain.
Non pas que je boude Foenkinos, mais ce roman faisait partie de ma catégorie "pas urgent même si je ne doute pas de l'enthousiasme général." Tout simplement pas mon genre de prédilection à première vue comme ça, même si je ne rechigne pas à la lecture de ce genre de romans français contemporains de temps à autre.
Et puis j'ai vu cette bande-annonce donc, et je dois dire que le côté drôle et décalé, véhiculé par les extraits, m'a tout de suite séduite!
Intriguée par l'histoire (qui, en plus, n'avait rien à voir avec ce que j'avais en tête), il me fallait absolument lire le roman avant de voir le film.

Verdict:
Lire La délicatesse, pour moi, c'était comme sucer un bonbon dur, pas la friandise hyper motivante au départ, mais il y a une certaine constance pas désagréable dans la douceur, ça fond progressivement sans qu'on y pense, et quand il ne reste plus rien, le goût sucré persiste encore quelques minutes. Moment de douceur simple mais efficace donc, pour un peu, on en reprendrait un deuxième dans la foulée.

David FOENKINOS


LA DÉLICATESSE

samedi 26 novembre 2011

POLINA


POLINA

Bon, ben voilà, je l'ai lu.
J'ai comme envie de m'arrêter sur cette certitude car en réalité, j'ai l'impression d'être encore en attente de la suite, de cette révélation perçue par tant de lecteurs, et des moins probables, dont un ami non-blogueur, Yaneck, et Mr Zombi, qui, pour moi, auraient dû écrire et penser ce que j'écris là, tandis que je rédigeais un billet équivalent au leur, au moins dans l'enthousiasme.

C'est pourtant une belle histoire, réaliste, soignée, pensée, travaillée, touchante, sans trop, sans pas assez, mise en valeur par les traits du dessin, étonnants de bout en bout, un effet qui correspond bien à cet univers de la danse, on a parfois du mal à s'y faire, et parfois c'est tout simplement séduisant. C'est dynamique, léger, aérien, et ce fond gris est bien choisi, mettant en relief ces traits esquissés comme sur le vif. J'ai trouvé ça plutôt original aussi ce côté un peu imprécis des personnages, en fait des corps qui se meuvent, mais qu'on arrive à bien distinguer quand même d'une personne à l'autre.
C'est une histoire bien rythmée aussi, pas de longueur, l'essentiel est dit, bref, je n'ai pas vraiment de points négatifs à mettre en avant.

Bastien VIVÈS


POLINA

LE JEU VIDÉO

LA FAMILLE

LA BLOGOSPHÈRE

L'AMOUR

LA BANDE DESSINÉE

LASTMAN - TOME 1

mardi 22 novembre 2011

NÉCROPOLIS 1209


NECROPOLIS

( NÉCROPOLIS 1209 )

traduit de l'espagnol (Colombie) par François Gaudry


Se lancer dans du Santiago Gamboa, pour moi, c'est comme se laisser glisser sur une luge du sommet d'une petite colline enneigée: c'est grisant, c'est rapide, ça comporte son lot de dangers que l'on est prêt à traverser, et c'est une grande partie de plaisir pour qui aime les sensations fortes.

Comme toujours avec Gamboa, l'humour est au rendez-vous, ça foisonne dans tous les sens, et en bon latin au sang chaud, ça sexe de partout comme une ode à la vie. Le traitement de ce sujet précis peut paraître un peu too much par moment, j'ai personnellement frôlé l'overdose, mais c'est très souvent hilarant, avec ce côté absurde de situation et exagération à outrance des scènes.

vendredi 18 novembre 2011

BERLIN ALEXANDERPLATZ


BERLIN ALEXANDERPLATZ

traduit de l'allemand par Zoya Motchane


Il y a des livres avec lesquels la fusion ne se fait pas et qu'on hésite à présenter car on n'en a, finalement, pas grand chose d'intéressant à dire.
C'est le cas avec ce roman considéré, très certainement à juste titre, comme un des grands classiques de la littérature allemande. Je me suis sentie complètement extérieure à tout ce qui s'y passait, à tel point que je tournais les pages en pensant à d'autres choses.

Ça commençait mal dès le début, avec le prologue de l'auteur, Alfred Döblin, qui résumait l'histoire de son personnage principal, Franz Biberkopf, en dévoilant sa fin. Pas plus de scrupules dans la quatrième de couv' qui dépeint le contexte du récit en annonçant la fin. Pourquoi faut-il toujours que l'histoire d'un grand classique soit considérée connue de tous et qu'on y aille à grands coups de spoilers?? On a le droit de prendre plaisir à découvrir l'histoire d'un classique pour la première fois, boudiou! En cela, ça m'a beaucoup fait penser à L'assommoir d'Emile Zola.

Alfred DÖBLIN


BERLIN ALEXANDERPLATZ

dimanche 13 novembre 2011

UNE LANGUE VENUE D'AILLEURS


UNE LANGUE VENUE D'AILLEURS

En cours de lecture, je m'exclamais ici-même:

"Incroyable ce livre! Incroyable!
C'est le récit d'un Japonais pris de passion pour la langue française jusqu'à y vouer sa vie depuis ses 18 ans, rédigé dans un français im-pec-cable, j'en suis encore verte de jalousie, car il n'est pas juste courant ou maîtrisé, mais im-pec-cable, sublime, l'auteur, Akira Mizubayashi, manie le français tel un virtuose, exploitant toute sa subtilité. Il y a même des phrases que je ne comprends pas tellement elles relèvent d'un niveau hautement supérieur! ^^

J'ai eu peur de m'ennuyer dans ce récit au début, je pensais y lire l'étalage vantard de ses connaissances culturelles et une démonstration orgueilleuse de son savoir, sans compter la jalousie qui m'étouffait, mais de page en page, j'ai été totalement séduite par cette passion insensée et hors normes qui est quasi palpable, proche de la folie furieuse même (il y a de sacrés passages, notamment dans son apprentissage du français au début), et en passionnée des langues moi-même, j'ai pu m'identifier à nombre de ses réflexions et expériences.

MIZUBAYASHI Akira


UNE LANGUE VENUE D'AILLEURS

vendredi 4 novembre 2011

L'APPEL DE L'ANGE


L'APPEL DE L'ANGE
  
Verdict: franchement, la romance aussi cliché en moins, et ce roman de Guillaume Musso était de plutôt bonne facture me concernant. 

L'intrigue en quelques mots: à l'aéroport de New York, un homme et une femme se télescopent par inadvertance et s'échangent leur téléphone portable par mégarde. Lorsqu'ils s'en aperçoivent, l'un, Jonathan, est à San Francisco, et l'autre, Madeline, est à Paris. Commence un début d'échanges houleux via SMS pour récupérer leurs biens respectifs, mais de fil en aiguille, la curiosité et l'indiscrétion aidant, chacun explore la vie de l'autre dans le contenu des téléphones et y découvrent des secrets et mystères qu'ils tentent chacun de résoudre, les entraînant tous deux dans une aventure course-poursuite des plus inattendues.
  
Une intrigue plutôt bien ficelée même si certaines ficelles sont grosses, du suspense, des rebondissements et retournements de situation, j'avoue, je ne m'attendais pas du tout à l'aspect thriller de ce récit plutôt rondement mené car je pensais plus y trouver une romance façon Daniel Glattauer vu le contexte de l'intrigue, et un aspect paranormal dans la mesure où cet auteur est souvent associé à Marc Levy.

Guillaume MUSSO


L'APPEL DE L'ANGE

mardi 1 novembre 2011

WWW (Tome 3) : WONDER


WWW (Tome 3) : WONDER

                           ( MERVEILLE )
  
En cours de lecture, je commentais en memo ici-même:

"C'est fou comme je ne suis plus dans le trip de ce récit. Webmind le trop parfait m'agace, Caitlin n'en est pas loin, tout tourne trop bien dans ce monde où les personnages sont bien trop lisses, malgré les embûches auxquelles l'auteur veut nous faire croire.
Ça continue de se lire plutôt bien, mais c'est vraiment pour en finir avec cette trilogie et avoir la satisfaction de me dire que j'ai une série en cours de moins dans ma PAL que je m'y suis plongée. Pas de soupirs en le lisant mais vraiment pas de palpitations. Ou est-ce encore parce que je ne suis pas dans une période propice à la lecture?
Je n'en suis qu'au tiers cela dit, peut-être que j'aurai quelques bonnes surprises en cours de lecture et que je serai sur le cul au final.
J'en doute, mais bon, la suite bientôt..."

mardi 25 octobre 2011

REPLAY


REPLAY
  
Replay est le récit d'un homme, Jeff Winston, qui meurt d'une crise cardiaque à 43 ans en 1988, pour se réveiller dans le corps de ses 18 ans en 1963. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il ne rêve pas, et se retrouve à devoir revivre sa vie et la reconstruire, avec ce petit avantage que ses connaissances du futur lui permettent de profiter de certains événements pour s'enrichir, et que cette deuxième chance lui offre l'occasion de choisir une destinée différente.
Tout se passe bien jusqu'à ce que 1988 arrive et que de nouveau, une crise cardiaque le foudroie pour le renvoyer en 1963.

Quel roman surprenant de bout en bout! J'ai eu un petit peu peur au début quand j'ai compris le "truc", de revivre moi aussi les mêmes épisodes de jeunesse du personnage principal, over and over again, et n'étant pas spécialement attachée à l'Amérique des années 60, je me disais que ça allait être lassant, mais l'auteur, Ken Grimwood, qui a l'imagination fertile et subtile, rebondit toujours sur d'autres événements, réalimentant sans cesse l'intérêt du lecteur dans son intrigue parfaitement maîtrisée.

Ken GRIMWOOD


REPLAY

mardi 18 octobre 2011

1Q84 - LIVRE 1, AVRIL-JUIN


1Q84 - LIVRE 1, AVRIL-JUIN 

traduit du japonais par Hélène Morita


Difficile d'émettre un avis tranché sur ce tome 1, il m'aurait fallu avoir lu le tome 2, et encore, sachant qu'un tome 3 est à paraître, je ne suis même pas sûre. Pour cette trilogie qui forme clairement un tout, avec la fin du tome 1 qui nous laisse en plan comme en fin de chapitre d'un roman, je pense qu'on ne peut véritablement se prononcer qu'après avoir lu l'ensemble.

Du coup j'ai lu ce récit en anticipant cette notion d'ensemble, résignée par ce tour pendable de notre auteur, et donc réservant mon jugement, me disant que quoique je ressente ici, cela reste ouvert à évolution dans les tomes suivants.
Car ici tout s'amorce, les fondations sont mises en place, mais rien ne se dénoue.
On pourrait même trouver que notre auteur se répète par moments, qu'on traîne en longueur, et que l'auteur aurait pu, s'il l'avait voulu, on en est sûr, condenser ses deux tomes en un. Je comprends mieux maintenant d'ailleurs la parution simultanée de ces deux tomes, car s'arrêter au tome 1, c'est finalement ne rien savoir de l'histoire, tout au plus cela pourrait s'apparenter à une bande-annonce du récit à venir.

Etant une inconditionnelle de Haruki Murakami, tout cela ne m'a pas gênée outre mesure cela dit, mais je n'ai pas ressenti l'engouement habituel, pas même au niveau de l'écriture, simplement, j'ai lu ce tome tranquillement, au rythme imposé par l'auteur, avec la patience confiante, étouffant les doutes quand ceux-ci venaient à surgir.

jeudi 6 octobre 2011

AU NOM DE MON PEUPLE


A WOMAN AMONG WARLORDS
            THE EXTRAORDINARY STORY OF AN AFGHAN WHO DARED TO RAISE HER VOICE

AU NOM DE MON PEUPLE 
             UNE FEMME AFGHANE CONTRE LES SEIGNEURS DE LA GUERRE )

traduit de l'anglais par Dominique Haas


Présentation de l'éditeur: 
"En 2005, Malalaï Joya, ardente militante pour la cause des femmes, devient à vingt-sept ans la plus jeune élue au Parlement afghan. Elle ne cesse d'y dénoncer les seigneurs de la guerre, l'ingérence des puissances étrangères, de s'insurger contre les trafics et la corruption, contre les violations des droits des femmes.
Expulsée du Parlement en 2007, menacée de mort, elle a échappé à plusieurs tentatives d'assassinat. Malgré tout, elle continue inlassablement de faire entendre sa voix, de se battre pour voir naître un Afghanistan démocratique et laïque, où les femmes vivraient dans la liberté et la dignité.
Celle qui est surnommée "la femme la plus courageuse d'Afghanistan " revient ici sur son parcours et raconte son combat pour la démocratie dans son pays."

Malalaï JOYA


AU NOM DE MON PEUPLE

vendredi 30 septembre 2011

WWW (Tome 2) : WATCH


WWW (Tome 2) : WATCH

                           ( VEILLE )
  
Aaah je comprends mieux maintenant les avis mitigés qui trouvaient cette trilogie un peu trop gentillette dans son ensemble pour en faire de la SF avec un grand SF ! Un trop plein de bons sentiments et de considérations "peace and love" animent ce tome, malgré quelques menaces censées nous faire trembler (au début j'y ai cru, j'avoue, j'en palpitais), très vite décrédibilisées par la prise de position résolument "tout est beau dans le meilleur des mondes" de l'auteur, Robert J. Sawyer.

Dommage car du coup, pour ce qui est du suspense, il n'y en a plus vraiment, et même si je me suis émerveillée ici encore des enjeux présentés dans cette trilogie, je ne les ai pas vécus avec le même engouement qu'au tome 1.

mercredi 21 septembre 2011

1984


1984
  
Une relecture motivée par la parution des deux derniers romans de Haruki Murakami, 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin et 1Q84 - Livre 2, Juillet-Septembre, référence évidente au fameux roman dystopique de George Orwell, du moins à travers le titre. Pour le contenu, j'ignore si la relecture était indispensable. J'ai pour l'instant zappé tout avis sur ces romans pour me garder la surprise de la découverte. Je fais de toute façon, depuis des années, une confiance aveugle à mon auteur fétiche, et il me tarde de lire ses dernières parutions (bientôt, bientôt!).

Mais revenons-en à ce roman d'anticipation et à cette expérience de relecture.
Pour être honnête, j'ai dû le lire et relire deux ou trois il y a bien 15 ans (GAAAASP!) et j'en gardais un bon souvenir d'incontournable, mais je n'étais franchement pas plus motivée que ça pour m'y replonger parce que
1) incontournable oui, mais pas coup de coeur style livre de chevet,
2) je suis - du moins en ce moment - plus tentée par la découverte de nouveaux livres que par la relecture, même de coups de coeur.

George ORWELL


1984

DOWN AND OUT IN PARIS AND LONDON

vendredi 16 septembre 2011

LE GANG DE LA CLEF À MOLETTE


THE MONKEY WRENCH GANG

( LE GANG DE LA CLEF À MOLETTE )

traduit de l'américain par Pierre Guillaumin


Un quatuor hétéroclite et atypique, dynamitant et clé-molettant tout ce qui menace la nature sauvage de l'Ouest américain, embarquant dans leurs délires une lectrice plus qu'improbable (moi), pas franchement fan du Nature Writing, voilà qui pouvait présager du pire comme du meilleur!

Il y eut un peu des deux! ^^

Commençons par le meilleur, cet incroyable quatuor qui aurait pu sortir tout droit de l'imagination des frères Coen: un ex-béret vert complètement jeté (Hayduke), un mormon polygame à peine plus sain d'esprit (Seldom Seen Smith), un chirurgien relativement ordinaire sauf que (Doc Sarvis), et l'unique jeune femme du groupe pas super nette non plus (Bonnie Abbzug).

Edward ABBEY


LE GANG DE LA CLEF À MOLETTE

dimanche 11 septembre 2011

RIVERWORLD / TOME 2 - THE FABULOUS RIVERBOAT


RIVERWORD / TOME 2 
                         THE FABULOUS RIVERBOAT

LE FLEUVE DE L'ÉTERNITÉ / TOME 2 
                         LE BATEAU FABULEUX )


A la fin du Monde du fleuve, tome 1 de la saga du "Fleuve de l'éternité", nous quittions Sir Richard Burton que je pensais retrouver ici dans sa quête des réponses aux mystères de cette planète où l'humanité toute entière, depuis la nuit des temps, a visiblement été ressuscitée.

Erreur! Le rôle principal est attribué ici à Sam Clemens, alias Mark Twain (qui d'autre à la tête du Riverboat aussi! ^^), animé des mêmes intentions et motivations que Richard Burton, càd, trouver des explications à ce qui s'apparente de plus en plus à une mascarade. Les hommes sont tels qu'ils étaient sur Terre, avec les mêmes défauts, la même cupidité, leur soif de conquêtes et de pouvoir, et rien n'éclaire leur présence sur cette planète dont la réalité tourne peu à peu au cauchemar.
Son obsession est de construire un bateau robuste qui parerait toutes attaques et qui l'amènerait ainsi en amont du Fleuve, là où tout porte à croire que se trouvent les secrets de leur résurrection insensée.

mardi 6 septembre 2011

THÉRAPIE


THÉRAPIE

traduit de l'allemand par Pascal Rozat


Un thriller au suspense insoutenable qui débute dès les premières pages (très fort!). J'ai bien cru qu'il allait me rendre folle car j'élaborais toutes sortes de théories au fur et à mesure que je progressais dans l'intrigue, et pages après pages, elles tombaient à l'eau. Quand bien même elle m'évoquait un mixte de Shutter Island et du "Sixième sens", et que j'essayais vainement de lui appliquer des explications similaires, en essayant de les adapter au mieux, j'étais loin d'avoir compris de quoi il retournait. Jusqu'à la toute fin!

Shutter Island parce que le personnage principal, Viktor Larentz, est psychiatre, et pour l'ambiance un peu en huis-clos, propice aux phénomènes inexpliqués, et "Sixième sens" parce que suite à la disparition mystérieuse de sa fille atteinte d'une maladie inexpliquée, une romancière, Anna Spiegel, fait irruption dans sa vie en prétextant vouloir se faire soigner pour une forme de schizophrénie peu commune: les personnages fictifs de ses récits deviennent réels (!!).
Viktor Larentz s'intéresse à son cas quand elle lui révèle qu'un de ses personnages est une petite fille souffrant d'un mal étrange et ayant disparu mystérieusement.

Sebastian FITZEK


THÉRAPIE

lundi 5 septembre 2011

VALENTIN


VALENTIN

Une BD qui a attiré mon oeil à la bib' pour la simplicité de sa couverture et le chat qui y figure (moi dès qu'il y a un chat...). Oui, Valentin est bien un chat, ce qui laissait présager que le récit était fait pour moi. ^_^
Rapide coup d'oeil à la quatrième de couv' et quand je vois des expressions qui indiquent clairement que c'est une BD québécoise, je craque encore plus:

"- Je change de job, je fais des heures de fou pour payer la maison, puis elle, elle flaube 600 dollars de gogosses au pet-shop, pour un chat qui lui appartient même pas.
- 600 piastres!?
- En plus, c'est rendu qu'elle l'appelle "bébé". C'est mon p'tit nom à moi ça, "bébé".
- Je pensais que ça t'énervait qu'elle t'appelle de même.
- Oui, mais ça m'énerve encore plus qu'elle l'appelle par mon p'tit nom qui m'énerve." (^_^)

Yves PELLETIER


VALENTIN

Pascal GIRARD


VALENTIN

vendredi 2 septembre 2011

Lubie "Se risquer dans les improbables" - Tentative 1 : Challenge Géraldine


Tout est parti d'une semi-blague semi-sérieuse, où je m'engageais à lire L'appel de l'ange de Guillaume Musso chaudement recommandé par Géraldine. J'avoue, je fais partie de ces lecteurs plein de préjugés qui se détournent à la vue d'un Musso sans en avoir lu un, mais le billet de Géraldine était tout de même convaincant, et après tout, comment avoir une opinion objective si on ne tente pas?

S'ensuit une autre recommandation enthousiaste de Géraldine pour  Bienvenue dans la vraie vie de Bernard Foglino, un livre dont les probabilités de se retrouver entre mes mains étaient quasi inexistantes, et pour cause, le milieu boursier ne me passionne guère.

Là je me dis, mmh, si ça continue comme ça, je vais pouvoir réunir tout ça en challenge. Sauf que maintenant, j'appelle ça Lubie. C'est plus fun, ce qui est l'esprit même de ce genre de défi qu'on aime à se lancer.

jeudi 1 septembre 2011

BATTLE HYMN OF THE TIGER MOTHER


BATTLE HYMN OF THE TIGER MOTHER
  
Il y a tellement de choses à dire sur ce livre qui a soulevé la polémique aux Etats-Unis à sa sortie que je ne sais pas par quel bout commencer. Une chose est sûre, ceux qui critiquent l'auteure, Amy Chua, avec véhémence, n'ont certainement pas lu le livre jusqu'au bout et ont même dû s'arrêter aux deux premières pages.

Au final, j'ai trouvé que c'était un récit profondément touchant d'une famille sino-américaine, et plus particulièrement d'une mère, dont le seul souci est de donner le meilleur à ses enfants et leur assurer un avenir dans ce monde plus cruel que convivial. Et n'est-ce pas ce à quoi chaque parent aspire, chacun à sa méthode?

Ce qu'on lui reproche dans l'éducation à la chinoise qu'elle préconise: brider les désirs des enfants, empêcher leur épanouissement personnel, ne leur laisser aucune liberté, créer des enfants-robots qui excellent peut-être académiquement, mais qui ne développent aucun esprit créatif, et surtout, gâcher leur enfance en exigeant trop de leur personne.

Amy CHUA


BATTLE HYMN OF THE TIGER MOTHER

mardi 30 août 2011

TOURISTE


TOURISTE
  
Une couverture irrésistible (le pingouin!), un thème qui me passionne (les voyages), le billet de Keisha me confirmant que je me régalerais à la lecture de ce livre (humour en prime), il n'en fallait pas plus pour me convaincre!

Obsédé par la découverte des pays du monde entier depuis toujours et atteint de globe-trottite aigüe, Julien Blanc-Gras parcourt la planète depuis ses 18 ans. Ce livre est une compilation de quelques-uns de ses séjours aux quatre coins du globe, avec leur lot d'aventures, de situations cocasses et d'anecdotes désopilantes, mêlant joies, peines et déceptions, sans parler des rencontres éphémères mais marquantes. Je me suis particulièrement délectée des chapitres concernant l'Angleterre (hi-la-rant!!) et l'Inde (un de ses récits de voyage les plus intéressants à mon sens).

Son ambition dans sa démarche de voyageur n'est autre que celle de se faire plaisir et réaliser ses rêves.

Julien BLANC-GRAS


TOURISTE

BRISER LA GLACE

dimanche 28 août 2011

FABLES 11 : PÈRE ET FILS


FABLES 9 : SONS OF EMPIRE

FABLES 11 : PÈRE ET FILS )
  
Ce tome est une longue parenthèse dans l'ensemble de la série, et j'imagine que les épisodes qui le constituent ont dû paraître autour de Noël dans leur version originale.
En effet la thématique tourne autour de ses festivités, et c'est en compagnie de la famille de Bigby que nous passons ces fêtes de fin d'année.
L'occasion pour les auteurs de la série de nous présenter (encore) un nouveau Fable en la personne du Père Noël et d'élaborer ainsi mille idées autour de sa légende.
L'occasion aussi pour Bigby de retrouver son père, North, le Vent du Nord, alors que Blanche insiste pour que leurs enfants passent Noël avec leur grand-père. Cet épisode nous éclaire davantage sur les raisons de leurs relations peu cordiales et nous en révèle un peu plus sur les personnalités de Bigby et de son père. Les enfants grandissent également et c'est assez amusant de voir leur évolution sous l'oeil attentif de Bigby. Malgré le côté parenthèse, ce récit s'intègre parfaitement dans la continuité de l'intrigue principale.

samedi 27 août 2011

FABLES 10 : LES FILS DE L'EMPIRE


FABLES 9 : SONS OF EMPIRE 

FABLES 10 : LES FILS DE L'EMPIRE )
  
Dans mon billet sur le tome 9, je me demandais ce que les auteurs pourraient trouver comme suite et nouvelles idées. J'étais assez dubitative car ce tome 9 avait un avant-goût fort prononcé de happy end. Je lui avais même attribué la couleur rose des belles histoires qui finissent bien. C'est peut-être pour ça que j'ai mis un an à me plonger dans la suite malgré le fait que c'est une série dont j'aime beaucoup l'univers.

Hé bien, surprise avec ce tome 10, les auteurs ont décidément plus d'un tour dans leur sac et font prendre un nouveau tournant à l'intrigue en ravivant le suspense, et je dirais même que le rose a viré au mauve sombre ici!
Tant mieux car l'intrigue est relancée du coup, de nouveaux enjeux sont en place, l'Adversaire a essuyé une défaite mais ce n'est que partie remise et il est plus déterminé que jamais à accomplir ses noirs desseins. Un nouveau plan d'attaque est élaboré, menaçant à la fois les Fables et les Communs.

mercredi 24 août 2011

THE UNWRITTEN - ENTRE LES LIGNES 1


THE UNWRITTEN 1 
             TOMMY TAYLOR AND THE BOGUS IDENTITY

THE UNWRITTEN - ENTRE LES LIGNES 1 
              TOMMY TAYLOR ET L'IDENTITÉ FACTICE )


Une série de comics dans la lignée de Fables de Bill Willingham (que j'adore!), déjà encensée par la critique. Mon bibliothécaire qui s'est exclamé "Ah! Il est génial ce livre!" au moment où je l'emprunte. Un scénario clairement original et qui s'annonce fort ambitieux.
Tout pour me plaire, en somme!

Mais revenons-en à ce scénario:
Wilson Taylor est l'auteur d'une série de romans fantastiques au succès international, dont Tommy Taylor, jeune magicien, est le personnage principal. L'engouement général du public pour cette série dont le méchant est un certain Comte Ambrosio, vampire de son état, n'est pas sans rappeler le phénomène Harry Potter. L'auteur a cependant disparu mystérieusement, laissant peu d'espoir pour la parution d'une ultime aventure de leur héros dans un quatorzième tome.

Mike CAREY


THE UNWRITTEN - ENTRE LES LIGNES 1

THE UNWRITTEN - ENTRE LES LIGNES 2

samedi 20 août 2011

RIVERWORLD / TOME 1 - TO YOUR SCATTERED BODIES GO


RIVERWORLD / TOME 1 
                           TO YOUR SCATTERED BODIES GO

LE FLEUVE DE L'ÉTERNITÉ / TOME 1
                           LE MONDE DU FLEUVE )


Imaginez-vous... vous souvenir avoir été à l'article de la mort... et vous réveiller un jour sur une planète inconnue, tout nu, au bord d'un fleuve qui semble interminable. Autour de vous, d'autres hommes et femmes s'éveillent, dans le même état de stupeur. Des hommes et des femmes venus d'autres siècles que le vôtre, parlant la langue de leur pays et de leur époque.
Vraisemblablement toute l'humanité depuis la nuit des temps et de tout horizon, ressuscitée et réunie le long de ce fleuve.
La nourriture leur est généreusement fournie mais pour le reste, ils doivent se débrouiller. Très vite, des clans se forment, avec un leader naturel à leur tête. Nos ressuscités s'organisent pour s'abriter et assurer leur survie. L'agressivité naturelle de l'homme refait vite surface.
Quel est ce lieu qui n'a rien du Paradis décrit sur Terre et où les hommes sont aussi vils que dans leur vie antérieure? Et que font-ils sur cette planète?

Philip José FARMER


RIVERWORLD / TOME 1 - TO YOUR SCATTERED BODIES GO

RIVERWORLD / TOME 2 - THE FABULOUS RIVERBOAT

lundi 15 août 2011

WWW (Tome 1) : WAKE


WWW (Tome 1) : WAKE

                           ( ÉVEIL )

Rhaaaaa! J'aime ces romans qui vous absorbent et auxquels vous vous agrippez parfois au tournant d'une page, puis de plus en plus fort en se rapprochant de la fin, vous laissant échapper des fois un "Excellent!" à une page, et un sourire béat d'émerveillement à une autre!

Ce premier tome d'une trilogie SF intitulée WWW pour Wake (t.1), Watch (t.2) et Wonder (t.3), avec une référence immédiate et évidente au Web, est un quasi coup de coeur qui m' a captivée et fait vibrer tout le long de ma lecture!

Les thèmes abordés y sont pour beaucoup, ainsi que la façon dont l'auteur, Robert J. Sawyer, les a traités, entre autres, celui de l'éveil, l'éveil de la conscience, ou plus précisément, l'évolution de la prise de conscience de son existence, celui du développement de l'intelligence, qui se répercute également sur l'évolution du langage. Que des sujets qui m'intéressent!

mercredi 10 août 2011

ZOO CITY


ZOO CITY
  
Un roman SF d'une auteure sud-africaine, Lauren Beukes, récompensé par le prix Arthur C. Clarke en 2010, voilà qui n'a ma pas manqué attirer mon attention en librairie.
Le titre, la couverture, et la quatrième de couv' me signalaient que ce roman avait par ailleurs tout pour me plaire, puis, les avis glanés sur le net ont fini par me convaincre de passer commande.
Enfin, William Gibson s'exclamant "Very, *very* good!" en couverture de mon exemplaire des éditions Angry Robot (ça m'éclate trop ce nom - j'imagine une maison d'édition en France adoptant le nom "Robot furieux" ^_^), et rien moins que Bill Willingham des Fables (dont je suis méga-fan!) qui y va également de son commentaire enthousiaste en quatrième page de couv', j'étais convaincue d'avoir entre les mains mon coup de coeur de l'année côté SF.

Qu'en est-il au final?

Lauren BEUKES


ZOO CITY

vendredi 5 août 2011

VINGT ANS APRÈS


VINGT ANS APRÈS

Je ne sais pas si c'est le fait de connaître déjà l'histoire des Trois mousquetaires qui fait qu'à la lecture de ce roman en janvier, j'avais trouvé ça sympa sans plus vraiment, mais là, avecVingt ans après, j'ai l'impression d'avoir réellement découvert le style Dumas que j'ai trouvé vraiment délectable!

Verve, humour aiguisé dont je n'ai pas vraiment souvenir - combien de fois j'ai ri ici! - dialogues envolés, traits d'esprit, à peine arrivée au tiers du roman dont je tournais les pages sans m'en rendre compte, je me disais déjà que je lirai très certainement Le Vicomte de Bragelonne (alors que franchement au début, à la vue des trois tomes qui le composent, c'était du "un jour peut-être si j'ai le temps..."), et l'idée de (re)lire Le Comte de Monte-Cristo me chatouille vraiment! (note: ceci a été écrit il y a 3 semaines environ, sous l'impulsion de mon enthousiasme pour ce roman - j'avoue qu'entre-temps, d'autres envies lecture se sont immiscées...).

dimanche 31 juillet 2011

L'ASSOMMOIR


L'ASSOMMOIR
  
Quel triste destin que celui de Gervaise, j'en ai encore le coeur serré! Zola excelle vraiment à décrire la misère du milieu populaire et ouvrier, en la rendant palpable et étourdissante, on en ressort comme grisé, et si le titre "Les Misérables" n'avait déjà été pris, je pense qu'il aurait collé à merveille à ce roman. L'histoire de Lalie en particulier, qui tient sur quelques pages, m'a profondément touchée et crevée l'âme. Cosette à côté peut aller se rhabiller! Pour moi, c'est un des plus beaux passages de L'Assommoir.

Si je me suis un peu ennuyée de l'intrigue en elle-même, autour de la vie "simple et tranquille" de notre blanchisseuse dont on suit successivement l'ascension sociale puis la déchéance, destinée quelque peu prévisible et spoilée à grands cris par les notes de bas de page qui oublient que tout le monde ne relit pas ce roman pour la x-ième fois (vraiment très pénibles ces notes de bas de page!), destinée sous le signe de l'alcoolisme, de la lutte pour la survie, de la décrépitude inexorable de cette couche sociale, j'ai trouvé remarquable le dernier quart du roman qui décrit de façon saisissante la descente aux enfers des Coupeau. Jusqu'à la toute fin, tragiquement sublime!

Émile ZOLA


L'ASSOMMOIR

mercredi 27 juillet 2011

TOURISTE PROFESSIONNEL


TOURISTE PROFESSIONNEL

                  L'ANTI-GUIDE DE VOYAGE

À peine aperçu chez Géraldine, aussitôt acquis en librairie! C'est que cet ouvrage annonçait le fou rire assuré à travers les anecdotes de voyage de Vincent Noyoux, auteur de guide de voyages. Des vérités en voici en voilà, du malheur en veux-tu en voilà, c'est en vraie maquerelle que j'ai abordé ce livre, me frottant les mains à l'avance à l'idée des révélations de l'auteur. Mais ce livre est un poil plus sérieux qu'il n'y paraît sous la couche d'humour qui l'enveloppe.

L'auteur tient en effet à rétablir la vérité sur son dur métier, fantasmé à tort par nous autres, pauvres hères, dont la seule attente de l'année, en dehors de Noël et du Nouvel An, est l'évasion du quotidien professionnel, la découverte du monde, autrement dit, les vacances, le moment de l'année qui aide à supporter 47 semaines de dure labeur, ce pourquoi la vie vaut le coup en quelque sorte (incroyable non, le nombre de gens qui, à peine rentrés de vacances, planifient déjà leur prochaine destination! ^^).

Vincent NOYOUX


TOURISTE PROFESSIONNEL

lundi 25 juillet 2011

THE MURDER ROOM


THE MURDER ROOM

LA SALLE DES MEURTRES )

Mon premier P.D. James, et c'est un peu le hasard qui me l'a mis entre les mains. Ça tombait bien, ça faisait un bon moment que cette romancière de crimes britannique réputée traînait sur ma LAL mais bon, c'était sans compter les tentations qui alimentent régulièrement ma PAL, du coup je n'avais jamais vraiment trouvé l'occasion de la caser.

Voilà qui est fait maintenant, alors verdict: dans le genre, je préfère les Ruth Rendell, voire même les Agatha Christie.

Hé oui, mais il faut dire qu'on partait avec un handicap de taille (pour moi du moins), c'est que côté thriller, je ne suis pas très fan en général des enquêtes menées par Commissaire Machin, Lieutenant Truc ou Inspecteur Untel car, à moins que leur vie soit particulièrement passionnante ou amusante, ainsi que celle de leur commissariat, brigade, bref, équipe, j'ai souvent remarqué que je m'ennuyais un peu en leur compagnie.
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