dimanche 30 septembre 2012

LA PART DE L'HOMME


LA PART DE L'HOMME

traduit du finnois par Anne Colin du Terrail


Une excellente surprise que ce roman finlandais où je n'attendais pas autant d'humour, au ton un brin décalé, et qui jette pourtant un regard très lucide et perspicace sur notre société (enfin, la société finlandaise plus précisément mais l'analyse peut facilement s'étendre d'une manière générale aux sociétés occidentales actuelles), ceci au travers d'une galerie de personnages croqués avec justesse.

La 4è de couv' présente l'auteur, Kari Hotakainen, comme l'un des auteurs les plus originaux de Finlande. Je n'ai pas lu assez d'auteurs de ce pays pour pouvoir comparer mais je suis d'accord : Kari Hotakainen est hautement original et le lire est un régal ! Je suis à deux doigts du "J'ai adoré" !

Kari HOTAKAINEN


LA PART DE L'HOMME

samedi 29 septembre 2012

KITCHEN - TOME 1


KITCHEN - TOME 1
  
Ouioui, tome 1, mais pas de souci, chaque tome de ce manhwa est composé d'épisodes qui n'ont pas de rapport entre eux. C'est plus une suite de petites histoires et de tranches de vie autour de la thématique de la cuisine et ce qu'elle évoque à l'auteure, Jo Joo Hee.

"La "nourriture" est si ancrée dans notre quotidien qu'elle m'a paru tout indiquée pour explorer des souvenirs et des émotions qui sortent de l'ordinaire." dit-elle.

Chaque histoire est ainsi conçue autour d'un mets ou d'un en-cas, au gré de l'imagination de l'auteure, et est toujours conclue par un de ses souvenirs d'enfance ou d'une période de sa vie, lié à ce plat (et là l'auteure se lâche totalement côté déjanterie !).

J'ai trouvé ce manhwa plein de charme, parfois étrange et surtout très instructif, sans que ce soit a priori le but. J'ai découvert ainsi qu'en Corée du sud, on pouvait manger des huîtres cuites, grillées (!), ou encore qu'on pouvait se présenter pour déjeuner dans les funérariums, à l'occasion d'un enterrement (bon, à condition bien sûr d'avoir connu le défunt, sinon ce n'est pas très délicat...).

JO Joo Hee


KITCHEN - TOME 1

vendredi 28 septembre 2012

QU'EST DEVENU L'HOMME COINCÉ DANS L'ASCENSEUR ?


QU'EST DEVENU L'HOMME COINCÉ DANS L'ASCENSEUR ?

traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel


Quel risque de m'être aventurée dans ce recueil de nouvelles car déjà, les nouvelles et moi faisons deux (sauf exception), et surtout, j'avais déjà lu un roman de Kim Young-ha, qui m'avait laissée perplexe et perdue, même si je reconnaissais son talent. En tout cas, j'avais bien écrit dans mon billet sur La mort à demi-mots, que je ne relirais probablement rien de cet auteur!

Ça aurait été une grande erreur car j'ai découvert ici une autre facette de sa personne, cocasse, étonnamment drôle et de façon très inattendue, réussissant à me faire pousser des ricanements de hyène hilare !

Mais ne nous emballons pas trop, ça c'était pour la première nouvelle, du même titre que le recueil.  Le narrateur se retrouve confronté à des situations que Kafka n'aurait pas reniées, enchaînant situations incongrues et saugrenues, tout en se demandant ce qu'est devenu l'homme coincé dans l'ascenseur de son immeuble. J'en rigole encore !

jeudi 27 septembre 2012

ALBERTINE EN CINQ TEMPS


ALBERTINE EN CINQ TEMPS
  
Mettre en scène un personnage à différentes périodes de sa vie, de façon simultanée, voilà un concept plutôt original dans une pièce de théâtre. Les personnages sont donc Albertine à 30 ans, Albertine à 40 ans, Albertine à 50 ans, Albertine à 60 ans, Albertine à 70 ans, et en bonus, Madeleine, sa soeur, qui lui/leur sert de confidente.
  
Albertine à 70 ans est dans une maison de retraite. Albertine à 30 ans est en vacances à la campagne. Cela semble anodin, mais c'est à partir de ce contexte que les langues vont se délier et qu'on comprendra pourquoi Albertine à 60 ans carburait au médocs dans sa chambre, Albertine à 40 ans s'est empâtée et laissée aller en 10 ans, et Albertine à 50 ans a l'air la plus équilibrée de toutes.
Que s'est-il passé entre toutes ces étapes de la vie pour qu'elles soient ce qu'elles sont ?

Michel TREMBLAY


ALBERTINE EN CINQ TEMPS

mercredi 26 septembre 2012

LE CHAGRIN DU ROI MORT


LE CHAGRIN DU ROI MORT
  
"Oooh noooon !!! Ça ne se termine pas comme ça quand même ??!!"
Voilà mon exclamation en fin de roman. Incrédulité, déception, léger énervement, que je pourrais résumer par "j'ai détesté !", un sentiment peut-être un poil exagéré et catégorique, et qui n'a pas de réel fondement, mais dont l'ombre a accompagné toute ma lecture.

Il faut dire, pour replacer les choses dans leur contexte, que j'en attendais beaucoup de ce roman jeunesse quasi plébiscité depuis sa sortie. Je pensais ne pas échapper au coup de coeur qui semblait incontournable, et quand je dis, j'en attendais beaucoup, je ne peux pas dire précisément quoi dans le contenu, mais certainement pas cette histoire.
  
L'histoire, c'est celle d'Aleksander et de Brisco. Ils ont 10 ans quand on fait leur connaissance, à la mort du roi de Petite Terre, une petite île froide quelque part dans le Nord. Une histoire de fraternité et de trahison, à laquelle se greffe une bouleversante romance.
C'est l'histoire des hommes, face aux épreuves, face au destin, face à leurs choix.

Jean-Claude MOURLEVAT


LE CHAGRIN DU ROI MORT

mardi 25 septembre 2012

LA FAMILLE


LA FAMILLE

Le deuxième volet dans cette série de BD au format poche de Bastien Vivès que j'affectionne beaucoup (la série format poche).
J'étais particulièrement enthousiaste avec Le jeu vidéo (premier volet), et il me tarde de mettre la main sur le troisième volet, L'amour ! A noter qu'il n'est nul besoin de les lire dans l'ordre.
  
Ici, de nouveau Bastien Vivès s'amuse autour d'une thématique au coeur de nos sociétés en en bousculant cette fois-ci la petite tranquillité apparente. C'est la famille qu'il met à l'honneur en imaginant des situations du quotidien qui dérivent vers l'improbable, sous sa plume volontairement provocante.

Anecdotes, instantanés, tranches de vie sur les moments en famille ou ce qui s'y rapporte, ses illustrations et textes brefs et concis ne manquent pas de faire sourire. Relations père-fille, frère-soeur, éducation et ses questions délicates, remise en question (ou non) du parent, plusieurs situations en famille sont balayées en quelques coups de crayons.

lundi 24 septembre 2012

SHIM CHONG, FILLE VENDUE


SHIM CHONG, FILLE VENDUE

traduit du coréen par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet


Quelle lecture éprouvante au début ! J'ai même failli abandonner à la première scène intime que j'ai eu du mal à définir - érotique ? porno-poétique ? rien ne collait - et pourtant je n'étais même pas à la page 50 (sur 500 environ). Pour dire, j'en ai même eu la nausée et des frissons aussi affreux que quand je lis des scènes de torture !
Les descriptions suivantes sont plus "classiques" dans le genre, mais j'avais bien du mal avec cet univers où j'avais l'impression que toutes les deux pages, Shim Chong passait à la casserole, passive et absurdement consentante.

C'était donc très mal parti, le titre aurait dû me mettre la puce à l'oreille mais je m'attendais plus à une histoire dans la veine de Mémoires d'une Geisha qu'à un récit aussi révoltant et dérangeant psychologiquement.

HWANG Sok-yong


SHIM CHONG, FILLE VENDUE

vendredi 21 septembre 2012

MÉGACOMPLOTS À TANANARIVE


MÉGACOMPLOTS À TANANARIVE
  
Une BD malgache ! Quand j'ai découvert son existence, je ne sais plus par quel réseau, il était évident qu'il fallait que je me la procure !

Le titre me semblait vaguement prometteur et plein de sous-entendus.
Allait-on parler politique ? Intéressant si c'était le cas, et un peu effrayant aussi. La couverture me plaisait assez aussi, une touche moderne, un côté BD classique rassurant, et puis cette phrase en malgache sur le mur m'a fait sourire.
Beaucoup d'attentes donc, mais pas trop non plus, surtout une grande curiosité.

Déception tout de même quand j'ai reçu la BD.
En feuilletant les pages, rien ne m'évoquait vraiment Tananarive, à part de vagues silhouettes de paysages qui semblent croqués à la va-vite. Les personnages sont d'ailleurs souvent dans des pièces (chambre, amphithéâtre, resto, bar, salle de jeux, etc), pas vraiment des cadres propices à s'épancher sur des décors extérieurs,    
Bref, j'ai eu une impression de non abouti au niveau des illustrations, et ça m'a dérangée (mais c'est personnel car j'avais une réelle attente à ce niveau-là. Pas celle de la perfection dans le dessin, ni le souci du détail, mais des repères, reconnaître un lieu, etc).

POV et DWA


MÉGACOMPLOTS À TANANARIVE

mardi 18 septembre 2012

LES AVEUGLES


LES AVEUGLES

traduit du chinois par Emmanuelle Péchenart

Découverte d'un auteur chinois intéressant avec ce roman de Bi Feiyu. Je pense ne pas m'arrêter là dans l'exploration de son univers. Il a un petit quelque chose en plus qui me parle énormément, une certaine lucidité dans ses observations, une sensibilité aux rapports humains, un réel talent pour l'écriture, et un certain humour qui se décèle ici et là, très léger cela dit dans ce récit, mais qui laisse entrevoir l'étendue de son humanité.

Ce qui m'a interpellée, c'est la verve et le ton employé dans ce récit. Je m'y suis sentie plus à l'aise et dans mon élément que dans d'autres romans chinois. Le style m'a beaucoup plu car le niveau de langage va du normal au familier, nous rapprochant ainsi imperceptiblement de l'univers des personnages, comme si on avait finalement beaucoup plus en commun qu'on ne le penserait.
Étonnant alors qu'on explore ici un univers qui nous est doublement étranger, celui qui a trait au mode de vie et de pensée chinois, et qui est plus est, de non-voyants chinois.

BI Feiyu


LES AVEUGLES

DON QUICHOTTE SUR LE YANGTSÉ

samedi 15 septembre 2012

VOYAGE À TRULALA


VOYAGE À TRULALA

traduit de l'allemand par Jeanne Etoré-Lortholary


J'ai hésité à classer ce livre en non-fiction car il semble y avoir une bonne dose d'imagination loufoque là-dedans. Disons que c'est un mixte entre souvenirs de voyages réels, fantasmés, semi-inventés, semi-exagérés, parfois irréalistes, rêvés, mais parfois rêvés si fort que c'est comme si c'était du vécu. Pafois la délimitation est claire, parfois il est "difficile de démêler le vrai du faux".

"Rétrospectivement, je doutais moi-même que nous soyons vraiment allés au Danemark. [...] Il faut préciser que nous n'avions vu nulle part écrit le nom du pays."

Et ce qui fait leur charme à chaque fois, c'est que c'est toujours un brin cocasse et burlesque !

L'auteur, Wladimir Kaminer, un Russe émigré à Berlin depuis plusieurs années, nous raconte ici le fantasme russe à l'époque où il n'était pas facile pour le citoyen russe de sortir des frontières du communisme, même pour aller en ex-RDA.
Après la chute du mur, le rêve de l'escapade et du voyage plus facilement réalisable donne lieu à divers projets qui aboutissent ou non, mais dans la tête des Russes, et du narrateur en particulier, ils aboutissent toujours, même si la réalité est parfois plus brutale que dans l'imaginaire !

Wladimir KAMINER


VOYAGE À TRULALA

LA CUISINE TOTALITAIRE

mercredi 12 septembre 2012

CHRONIQUE DU PAYS DES MÈRES


CHRONIQUES DU PAYS DES MÈRES

Des Vertes, des Rouges, des Bleues, et même des Verts et des Bleus, mais bien bien moins nombreux, ceux-là...
La Mère, la Mémoire, la Médecine, les Familles, les récupératrices, les exploratrices...    
Une bébé, des enfantes, de six, sept, neuf années, des chevales, des animales, des hivernes, des printales...

Vous êtes au Pays des Mères. L'atterrissage, bien qu'en douceur, pourra être quelque peu déroutant au début. J'ai eu l'impression d'avancer en territoire vaguement familier, comme une variante de notre monde, mais inversé, à commencer par cette langue où le féminin prédomine sur le masculin, ce qui m'a personnellement beaucoup troublée. La population de ce territoire est majoritairement féminine, les hommes (les Mâles) se comptant presque sur les doigts de la main.
Les premières questions fusent dans ma tête, presque en même temps que celles de Lisbeï dont on va suivre l'évolution dans ce monde plein de mystères. Elle a cinq ans (années, quoi) quand elle commence à prendre conscience de son univers et le découvrir, et nous avec elle.

Elisabeth VONARBURG


CHRONIQUE DU PAYS DES MÈRES

mardi 11 septembre 2012

CHÂTEAU L'ATTENTE - VOLUME 2


CHÂTEAU L'ATTENTE - VOLUME 2

NAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!! GRRRRRRRRRRR !!! ...
... me suis-je exclamée à la fin de ce volume, en lisant "à suivre" !

Déjà qu'il a fallu attendre 4 ans pour voir publier cette suite... alors s'il faut encore attendre 4 ans, mais on n'est pas rendu !

Bref, dans mon souvenir, j'avais adoré le premier volume mais bien sûr, je n'en ai quasiment rien retenu, si bien qu'en abordant ce volume 2, j'avais l'impression de voir les personnages pour la première fois, et même, je pensais qu'on abordait du tout neuf.
En relisant mon billet sur le volume précédent, en plus du site consacré, je vois que nonon, il s'agit bien des mêmes personnages, et pire, j'espérais apparemment un dénouement dans ce volume 2...

Pour résumer brièvement, dans le tome 1, Jaine débarque enceinte à Château l'Attente, fuyant visiblement un mari qui la battait. Dans cet endroit aux allures de contes de fée, mais sans tout le faste, paillettes, princes, dragons et compagnie, elle y croise divers personnages excentriques qui auraient pu avoir le statut de personnages secondaires dans un conte de fée classique, et qui gèrent l'intendance des lieux. Chacun semble avoir été conduit à Château l'Attente pour des raisons personnelles. Je crois me souvenir que dans le volume 1, le récit était davantage centré sur Soeur Paix et l'histoire de sa confrérie (celle des femmes à barbe...).

lundi 10 septembre 2012

Lire sous la contrainte, mois après mois, ou presque... :)


Mouahaha, je dois être particulièrement atteinte, car 2012 n'est pas terminé et je me réjouissais déjà d'être en paix avec les quelques challenges pour lesquels je m'étais embarquée cette année (encore un récemment), en me promettant qu'en 2013, aucune tentation ne franchirait ce blog...
... et vl'a-t-y pas que je m'embarque dès maintenant là tout de suite pour un challenge qui ne fait aucun doute sur ses intentions :  "Lire sous la contrainte", proposé par Philippe D, un intitulé qui aurait dû me faire fuir et pour lequel je signe, hilare !




Ce qui me plaît ici, c'est le petit côté barré/ludique du challenge et le vrai défi qu'il représente ! Car chaque mois, ou mois et demi, Philippe proposera une contrainte, un thème, pour lequel il faudra choisir et lire un livre correspondant (à noter qu'il n'est pas obligatoire de participer chaque mois).

samedi 8 septembre 2012

QUELQUES JOURS EN FRANCE


QUELQUES JOURS EN FRANCE

J'avais été vraiment conquise par le collectif BD Corée : La Corée vue par 12 auteurs (français et coréens) il y a 4 ans, aussi j'étais enchantée de tomber sur ce collectif franco-coréen qui est comme une réplique clin d'oeil au premier, et qui réunit cette fois 10 auteurs, dont 6 coréens (tous différents du collectif Corée), chargés cette fois-ci d'exprimer et d'illustrer ce que leur inspire la France.

Côté auteurs français, nous avons Bastien Vivès, Max de Radiguès, Gabrielle Piquet, Anne Simon, et côté coréen, Doha, Lee Hyeon-sook, Oh Sé-young, Kim Soo-yong, Suk Jung-hyun et Kim Dong-hwa.

J'ai trouvé l'ensemble assez inégal, parfois déroutant même pour certains, par rapport au choix du sujet, surtout côté français, et il y avait quelque chose plus de l'ordre du généraliste que d'une thématique France (vaste elle-même, soit), une sorte de parenthèse qui aurait pu se caser dans n'importe quel collectif.

mercredi 5 septembre 2012

LE MUSÉE DES INTROUVABLES


LE MUSÉE DES INTROUVABLES
  
Une très belle surprise sous le signe de l'humour cocasse que ce roman québécois repéré chez Karine:) il y a déjà bientôt 3 ans, que j'hésite à classer en thriller/polar ou en parodie de genres.

C'est un peu Georges Flipo rencontre J.M. Erre, je vous laisse imaginer le résultat !

Car l'auteur, Fabien Ménar, semble aimer à se moquer (gentiment) (quoique) de son petit monde. 

Sous le couvert d'une enquête menée par un lieutenant qui vaut le détour à lui seul, lecteur érudit et maîtrisant le subjonctif imparfait comme personne, imposant des heures de lecture et des dissertations à ses subordonnés (à pleurer de rire !), ce récit met en scène divers acteurs du monde littéraire, entre autres éditeurs, libraires, professeurs et étudiants en lettres, et toute une galerie d'autres personnages hauts en couleurs et bien barrés !

Tout commence quand 10 éditeurs de renom se rendent compte qu'ils ont publié et diffusé simultanément un roman au titre identique et du même auteur, qui signe F.S. Leur contenu est différent mais l'ensemble formerait un tout. Un premier meurtre inquiète rapidement notre petit monde que notre auteur s'amuse à malmener en tournant en dérision le milieu littéraire et les travers humains (en particulier des amoureux de la littérature et des livres de tout genre).

Fabien MÉNAR


LE MUSÉE DES INTROUVABLES

lundi 3 septembre 2012

ALEXIS ZORBA


ALEXIS ZORBA

traduit du grec par Yvonne Gauthier
avec la collaboration de Gisèle Prassinos et Pierre Fridas  


Plus de peur que de mal que cette plongée dans l'univers zorbesque que j'ai longtemps redoutée. Des a priori assez vagues, un incontournable de la littérature grecque mais dans lequel je craignais de ne pas trouver mes repères, un style vieillot et "littéreux" auquel j'aurais du mal à accrocher, une époque et une civilisation qui ne me parlaient pas plus que ça, et surtout, je pense, la crainte de m'ennuyer aux côtés de Zorba que j'imaginais, allez savoir pourquoi, en donneur de leçons de celui qui sait tout de la vie et mieux que personne.

Rien à voir, tout le contraire même car je me suis franchement éclatée en lisant ce roman ! La lecture commune avec Cryssilda et Keisha y aura beaucoup contribué cela dit.

Zorba a roulé sa bosse, oui, la vie, il l'a expérimentée dans le vif, mais c'est un homme simple, un primitif en quelque sorte, un animal, dont l'esprit n'a pas été façonné par les livres et l'enseignement traditionnel. Il a appris la vie à l'école de la rue, comme on dit, ce qui lui laisse la liberté de sa spontanéité presque enfantine, et lui offre la joie de pouvoir encore s'émerveiller et de s'étonner de l'évidence.
C'est ce qui séduit notre narrateur, cette souris papivore, tout son opposé, prisonnier de l'enseignement de ses livres, aux idéaux trop élevés pour sa condition d'homme, torturé, insatisfait de sa vie, et cherchant à se libérer du poids des théories pour passer à l'action.

Nikos KAZANTZAKI


ALEXIS ZORBA

samedi 1 septembre 2012

NE RIEZ PAS DE MON HISTOIRE D'AMOUR


NE RIEZ PAS DE MON HISTOIRE D'AMOUR

traduit du japonais par Ryôji Nakamura et René de Ceccatty


Repéré chez Mélopée, j'ai tout de suite été intriguée par ce titre interpellant, qui laisse imaginer tant de choses, de l'humour, une légèreté de bon ton, de l'originalité, un bon moment de lecture en perspective, et s'agissant en plus d'un roman japonais, j'étais d'autant plus curieuse à son sujet.

A noter que le titre ne me semble pas "correctement" traduit car j'ai cru apercevoir le mot "sekkusu" (soit "sexe", suivant ma traduction perso :D), et qu'une adaptation cinématographique dont le titre est "Sex is No Laughing Matter" existe.
Donc bon, histoire d'amour ou histoire de sexe ? Il me semble qu'il y a une petite différence quand même.

Concrètement, le récit tourne autour d'une brève (mais intense) histoire d'amour (ou de sexe) entre un jeune homme (19 ans à leur rencontre) et son professeur de peinture de 20 ans son aîné. Intrigue assez classique, bien que peu banale, et il n'y a pas vraiment de background plus palpitant pour la relever, ni un contexte particulier (je pense au Liseur de Schlink).

YAMAZAKI Nao-Cola


NE RIEZ PAS DE MON HISTOIRE D'AMOUR

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