samedi 30 janvier 2016

NOTRE-DAME DU NIL


NOTRE-DAME DU NIL

Une très étonnante surprise au rayon rwandais ! J'avoue que je ne m'attendais pas à ça et que je suis ravie de cette découverte.
Le Rwanda, on l'associe au génocide, alors forcément je me suis dit que ce récit serait un peu dur, amer, démonstratif, démoralisant, rébarbatif même, pesant. Pas du tout !

Certes, on y parle des Tutsi et des Hutu mais dans les années 70. Certes, c'était déjà les prémices de ce qui se passerait quelques 20 ans plus tard. L'auteure, Sholastique Mukasonga, raconte les tensions et conflits existant déjà entre ces deux clans, cette haine raciale quasi ancestrale, mais avec encore une certaine légèreté que le permettait peut-être l'époque et qui confère à ce récit un charme tout à fait inattendu.

Scholastique MUKASONGA


NOTRE-DAME DU NIL

mercredi 27 janvier 2016

UN CAFÉ MAISON


UN CAFÉ MAISON

traduit du japonais par Sophie Refle

De l'auteur, Keigo Higashino, j'avais déjà adoré Le Dévouement du suspect X qui proposait un thriller japonais original, intelligent et subtil, confrontant un prof de maths et un prof de physique pour démêler l'affaire. Une affaire dans laquelle il n'y avait aucune ambiguïté sur le meurtrier ni sur les raisons du meurtre.

Rebelote ici. Non seulement nous retrouvons le physicien Yukawa, mais en plus, nous avons affaire à un meurtre où, encore une fois, nous connaissons l'assassin.

J'adore ces intrigues type, on sait comment la victime est morte (empoisonnée en buvant un café), on sait précisément qui est le meurtrier (l'épouse de la victime) mais on ne sait pas comment il s'y est pris dans les détails.

dimanche 24 janvier 2016

LE BANDIT GÉNÉREUX - TOME 1


LE BANDIT GÉNÉREUX - TOME 1

Cette première incursion dans l'univers de Lim Keok Jeong, le Bandit généreux, une des figures emblématiques de la culture coréenne, a été pour moi un enchantement, une révélation, un ravissement, un dépaysement culturel et un voyage dans le temps épatants et mémorables. En un mot, un méga coup de coeur !

Ce manhwa est une de mes plus surprenantes découvertes de 2015 ! Ce n'était pas gagné pourtant à la vue de la couverture qui ne m'aurait pas laissé penser une seconde que je m'attacherais à ce personnage à l'air rustre et peu avenant, évoquant le classique guerrier. Et pourtant, conquise je suis ! Par les dessins, par ce "bandit", par son histoire, par son univers, par le talent de conteur de l'auteur, Lee Doo Ho !

LEE Doo Ho


LE BANDIT GÉNÉREUX - TOME 1

vendredi 22 janvier 2016

LES ÉCHOUÉS


LES ÉCHOUÉS

De nombreux blogolecteurs l'ont déjà porté aux nues. Je me l'étais noté pour la thématique mais à l'époque, le phénomène des migrants était trop médiatisé pour que j'aie envie de me plonger en fiction dans cet univers. Je craignais aussi un engouement type, c'est d'actu, le sujet est sensible, ouvrons nos yeux sur une réalité. et compagnie. Je craignais un récit un peu mélo, plein de bons sentiments, le genre qui force à s'émouvoir d'une condition misérable, le genre donneur de leçons aussi. Je ne voulais pas d'un livre démonstratif, qui culpabilise. 

Je ne voyais pas non plus ce que j'allais découvrir dans ce récit en dehors des épreuves de nos échoués dont il me semblait connaître les tribulations au moins via des reportages et documentaires. Clandestins, sans-papiers, passeurs, endettement, marchands de sommeil, négriers, on sait comment ça fonctionne, à moins d'être totalement dans sa bulle.

Pascal MANOUKIAN


LES ÉCHOUÉS

mercredi 20 janvier 2016

BABBITT


BABBITT

Ce roman, je l'avais repéré il y a quelques cinq ans par là comme un des classiques américains reconnus comme tel et dont je n'avais jamais entendu parler (shame on me). Son auteur, Sinclair Lewis, était pourtant un des romanciers majeurs de son temps (années 20-30) et a même eu le prix Nobel de littérature en 1930 après avoir refusé le prix Pulitzer en 1926. Il fallait donc que je comble cette terrible lacune culturelle au plus vite ! Sans le récent billet de Jackie Brown qui m'a rappelée à son souvenir, et la motivation de Keisha pour une LC, je pense que je ne le lisais pas encore avant quelques années...

... ce qui aurait été bien dommage !
Babbitt est connu comme étant une "chronique de la société américaine des années 20, une peinture satirique de sa classe moyenne aisée" dans les petites villes.

Sinclair LEWIS


BABBITT

dimanche 17 janvier 2016

LES POUBELLES PLEURENT AUSSI


LES POUBELLES PLEURENT AUSSI

Une novella au rayon SF qui s'est retrouvée dans ma PAL suite à une promo Kindle irrésistible, et surtout parce que, fut une époque, je suivais de près les parutions des éditions Griffe d'Encre dont j'aimais assez l'originalité et la qualité de leur sélection éditoriale. Je me souviens qu'à cette même époque, ce livre et son auteur avaient bénéficié d'un retour plutôt positif, voire parfois très enthousiaste, de leurs lecteurs. J'étais donc assez intriguée par ce roman.

Quelques 7 ans plus tard, me voilà donc (enfin) plongée dans ce récit.
Ce qui m'a frappée d'emblée (et plutôt agréablement), c'est l'humour qui semble venir naturellement à l'auteur, comme chez ces gens facétieux qui arrivent toujours à placer un jeu de mots qu'on pourra trouver désopilant ou un peu lourd selon que l'on ait le rire facile ou que l'on soit d'humeur.

Guillaume SUZANNE


LES POUBELLES PLEURENT AUSSI

vendredi 15 janvier 2016

KOKORO


KOKORO

Un court roman d'une auteure française, Delphine Roux, qui s'attelle en quelque sorte à écrire un récit japonais, avec des personnages japonais, l'action se déroulant au Japon. Un récit japonais de la plume d'une Française, voilà qui était assez pour m'intriguer, moi qui suis plutôt friande de tout ce qui touche de près ou de loin au Japon.

De très courts chapitres introduits à chaque fois par un mot japonais et sa traduction française se succèdent pour donner corps à ce récit. Un procédé que j'ai trouvé original déjà, et plutôt élégant.

Mais voilà, tout le long, j'étais comme en attente de quelque chose et j'appréhendais un peu de ne jamais le trouver, ce qui  s'est révélé hélas comme une confirmation à la fin où...

Delphine ROUX


KOKORO

mardi 12 janvier 2016

THE HAIRDRESSER OF HARARE


THE HAIRDRESSER OF HARARE

( LE MEILLEUR COIFFEUR DE HARARE )


À Harare, capitale du Zimbabwe, Vimbai est reconnue comme la meilleure coiffeuse des environs. Le salon de Mme Khumalo où elle travaille ne désemplit pas grâce à elle. Tout roule donc, non pas dans le meilleur des mondes toutefois car le Zimbabwe traverse une grave crise économique (le récit se situe à l'aube des années 2010) et bat tous les records d'inflation. La population est contrainte de revenir au troc et le régime en place n'hésite pas à se servir de l'armée pour maintenir l'ordre dans le sens où il l'entend. L'auteur, Tendai Huchu, ne s'appesantit pas sur ces aspects du pays, mais c'est le quotidien des Zimbabwéens, aussi les retrouverons-nous en filigrane tout le long du récit.

Tendai HUCHU


THE HAIRDRESSER OF HARARE

dimanche 10 janvier 2016

LEURS CONTES DE PERRAULT


LEURS CONTES DE PERRAULT

Un remake des contes de Perrault par onze écrivains français contemporains, voilà qui me réjouissait d'avance, moi qui suis particulièrement friande de contes revus, revisités, réadaptés. Ces exercices de réécriture auxquels se prêtent bien des auteurs ne me lassent pas, malgré certaines déceptions. Ces contes qui ont marqué notre enfance sont tellement riches de sens et de réinterprétations possibles qu'il y a toujours matière à surprendre et être surpris.

Les contes revisités : Riquet à la Houppe, Les Fées, Le Chat Botté, Cendrillon, La Barbe bleue, Peau d'Âne, Le Petit Chaperon rouge, La Belle au bois dormant, Griselidis, Le Petit Poucet et Les Souhaits ridicules.

Les écrivains (dans l'ordre des contes repris) : Gérard Mordillat, Frédéric Aribit, Alexis Brocas, Nathalie Azoulai, Cécile Coulon, Fabienne Jacob, Hervé Le Tellier, Leila Slimani, Emmanuelle Pagano, Manuel Candré et Christine Montalbetti.

vendredi 8 janvier 2016

SAGA - TOME 2


SAGA - TOME 2

Pfouuuaaah ! Non mais cette série, c'est juste pfiou !
Ééé-norme, puissant ! J'a-dore ! Je-suis-fan ! Le tome 1 m'avait déjà totalement convaincue. Ce tome-ci est toujours aussi "original, ingénieux, vertigineux, débordant d'imagination, plein de rebondissements, de surprises, de délires, de répliques cinglantes et de dialogues savoureux" (mes mots sur le tome précédent à la virgule près), mais c'est aussi le théâtre de beaucoup plus de drames et d'émotions fortes qui ont fait trembler mon petit coeur. 

Pour résumer vite fait, Alana et Marko, deux amants de races extraterrestres ennemies, sont traqués par tout l'univers depuis qu'ils ont donné naissance à la petite Hazel. Dans ce tome, on fera plus ample connaissance avec les parents de Marko, deux personnages hauts en couleur épatants. Flashbacks aussi sur la vie de nos deux héros, ce qui nous permet de mieux éclairer leur passé. Gwendolyn, l'ex de Marko, prend part également à la traque, autant dire que c'est chaud ! On retrouve nos personnages du tome précédent aussi, Testament, le mercenaire, et son chat Mensonge, le Prince Robot, et j'en passe (oui, ça a l'air n'importe quoi comme ça mais non).

mercredi 6 janvier 2016

GROS-CÂLIN


GROS-CÂLIN

Romain Gary, c'est tellement un de mes rares auteurs chouchou que je me suis embarquée avec Zarline dans deux LC en une année. La première, j'ai lu Lady L. et elle, Gros-Câlin, et la deuxième, nous avons inversé nos lectures (son billet à venir un jour ;-)).

Loufoque, bien barré même, Zarline m'avait prévenue, et c'est ce qui m'a d'ailleurs particulièrement motivée pour ce titre de Gary que je ne connaissais pas dans ce registre. Ce n'est finalement pas celui dans lequel je le préfère. Je le préfère quand il fait le philosophe sous couvert de dérision et surtout à travers une histoire plus classique, au moins dans les formes. Ce roman-ci s'apparentait en fait beaucoup à un exercice de style. Ceci dit, j'ai tout de même retrouvé ici ce que j'aime chez lui, sa lucidité sur la vie, sur le monde, exprimée avec beaucoup de justesse et de saveur, son côté piquant et tendre à la fois.
Je ne suis juste pas sûre d'avoir compris son délire, en tout cas, c'en est un immense !

lundi 4 janvier 2016

JOURNAL D'UN TUEUR SENTIMENTAL


DIARIO DE UN KILLER SENTIMENTAL

( JOURNAL D'UN TUEUR SENTIMENTAL )

traduit de l'espagnol (Chili) par Jeanne Peyras


La littérature latino-américaine pour moi, c'est souvent, soit ce fameux réalisme magique avec lequel j'ai du mal, soit très sexe, assez cru, avec des bombasses qui sont, soit des putes, soit des déesses. Parfois, il y a la milice qui passe et un peu de drogue qui traîne (je schématise, certes). Bref, je n'ai pas beaucoup d'auteurs chouchou dans le lot.
Luis Sepúlveda, je m'attendais à ce que ce soit dans la veine du poétique, sobre, presque pépère, une image que je me suis construite probablement avec Le Vieux qui lisait des romans d'amour (petite parenthèse d'ailleurs, ça fait très longtemps que je suis curieuse de ce Sepúlveda, vu son succès auprès des lecteurs, mais j'ai vraiment du mal à me lancer dans celui-ci - avec vieux et romans d'amour dans un même titre, je m'attends au pire - fin de la parenthèse).

Luis SEPÚLVEDA


JOURNAL D'UN TUEUR SENTIMENTAL

samedi 2 janvier 2016

UN BÉBÉ À LIVRER


UN BÉBÉ À LIVRER

Quand j'ai repéré ce nouvel album de Benjamin Renner, devenu un des auteurs-illustrateurs-conteurs que je suivais de près depuis Le grand méchant renard, il me le fallait de suiiiiiite ! Enfin, nouvel album, pas tout à fait. Nouvelle édition en fait puisque ce récit est paru il y a déjà quelques années (2011).
L'histoire, en quelques mots de la 4è de couv' :
"Que se passerait-il si la cigogne qui apporte le bébé se cassait l'aile ?
Surtout si elle repassait le bébé à deux autres bras cassés : un lapin pas super malin et un canard encore moins futé. Heureusement, un ami cochon un peu grognon veille..."
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