mardi 20 juin 2017

THE TERRIBLE PRIVACY OF MAXWELL SIM


THE TERRIBLE PRIVACY OF MAXWELL SIM

( LA VIE TRÈS PRIVÉE DE MR SIM )


Enfin, j'ai lu un Jonathan Coe ! Ça faisait longtemps qu'il était en projet mais comme pour tout auteur d'une bonne dizaine de romans qu'on n'a jamais lu, ça commençait à devenir chaud pour faire mon choix parmi ses nombreux titres qui, tous, à en croire les avis, valent le détour, même si les appréciations varient quelque peu d'un lecteur à l'autre. De longue date, c'était Testament à l'anglaise qui était inscrit sur ma LAL, mais j'avais aussi La Maison du sommeil qui m'intriguait, Bienvenue au Club également, et tout récemment, j'avais noté Expo 58 et Number 11 qui me tentaient bien...

Jonathan COE


THE TERRIBLE PRIVACY OF MAXWELL SIM

samedi 17 juin 2017

EASY SILENCE


EASY SILENCE

( TENDRES SILENCES )

Angela Huth, c'est une romancière que je ne connaissais pas encore il y a (hein, gloups, déjà ?) 6 ans et dont j'ai repéré ce titre chez Loo. À l'époque, l'intrigue me tentait bien, quelque chose avait éveillé ma curiosité sur ce roman, je ne sais plus exactement quoi parce qu'à mesure que le temps passait, j'étais de plus en plus réticente à m'y plonger.
La perspective de me lancer dans une intrigue mettant en scène un couple d'une cinquantaine d'années, tellement familier l'un de l'autre que leur communication peut s'agrémenter sans ambiguïté de ces "tendres silences" (je trouve que l'expression "easy silence" en anglais reflète mieux toute la dimension de leurs relations) et l'idée d'une histoire un peu intimiste que je ne sentais pas des plus palpitantes m'enthousiasmaient de moins en moins. Mais bon, le livre était déjà dans ma PAL, ce mois anglais était l'occasion de l'en sortir enfin.

Angela HUTH


EASY SILENCE

mercredi 14 juin 2017

L'ADOPTION - TOME 1


L'ADOPTION - TOME 1

         QINAYA

Rhââââ ! Mais qu'est-ce qui m'a pris de me lancer dans un diptyque alors que le tome 2 n'est pas encore sorti ?? Bon, la bonne nouvelle, c'est que le temps que j'ai mis à me décider à enfin lire le tome 1, je viens de vérifier mais le tome 2 sort en fait le 31 mai, soit dans quelques jours*, youhou ! (et il y a fort à parier qu'il sera même déjà paru le temps que je publie ce billet...).
*brouillon de billet datant de mi-mai...

Qu'est-ce qui m'a pris donc de me lancer dans cette série ?
- le titre, déjà. L'adoption, c'est une thématique qui m'a toujours touchée parce qu'elle évoque choc des cultures, apprivoisement mutuel, chamboulement dans une vie de famille, adaptation et intégration de l'enfant, épreuves et moments de bonheurs familiaux.

lundi 12 juin 2017

MY COUSIN RACHEL


MY COUSIN RACHEL

(MA COUSINE RACHEL )

Aaah quand on a découvert Daphne du Maurier avec Rebecca, la barre est haute pour ses autres oeuvres qui n'échappent pas à la comparaison. La claque était telle que je ne m'en suis toujours pas remise. Il faut croire que je suis un peu maso car quand je me suis attelée à Ma cousine Rachel, je tendais avidement la joue gauche pour une deuxième volée.
Ça partait donc assez mal parce que l'histoire est tellement différente que les deux romans ne sont pas vraiment comparables, et sur les premières pages, j'étais un peu déçue de ne pas être, dès le début, terrassée par l'intrigue qui se mettait en place petit à petit. C'était bien écrit, bien raconté, pas grand chose à redire d'ailleurs, il y avait déjà une atmosphère propre à l'univers de Daphne du Maurier - mystérieuse, inquiétante, intrigante et prenante - mais je trouvais ça plus faible que l'impact que Rebecca avait eu sur moi assez vite.

vendredi 9 juin 2017

GROENLAND MANHATTAN


GROENLAND MANHATTAN

Je ne connaissais pas l'histoire de Minik Wallace, ce jeune Inuit emmené enfant à New York en 1897 avec son père et quatre autres membres de sa famille par l'explorateur américain Robert Peary. En revanche, je connaissais Chloé Cruchaudet qui m'avait bluffée avec son adaptation graphiquement fascinante de l'histoire étonnante de Paul Grappe, alias Suzanne Landgard dans Mauvais genre, aussi c'est plutôt confiante que j'ai abordé ce nouvel album malgré un titre qui ne m'inspirait rien (les expéditions polaires, le grand froid, tout ça, ça m'enthousiasme assez peu à la base).

J'ai découvert donc avec cette BD le destin tragique de Minik, emblématique de celui de ces peuples considérés comme des sous-hommes à l'époque (je pense en particulier au destin non moins tragique de la Vénus Hottentote), victimes d'une "idéologie coloniale et raciste validée par la politique et la science"*, exposés tels des animaux de zoo à la curiosité du monde dit civilisé, contaminés par la modernité, et dont les conséquences de ces attitudes et actes irresponsables et honteux se reflètent encore de nos jours.

lundi 29 mai 2017

THE SELLOUT


THE SELLOUT

( MOI CONTRE LES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE )

Gloups ! J'ai laissé passer trop de temps entre la fin de ma lecture et ce moment où je rédige mon billet pour pouvoir en parler avec toute la fraîcheur requise. Une des raisons en est simple. C'est un livre au sortir duquel j'avais du mal à savoir quoi en penser, à organiser mes impressions, trouver comment en parler, du coup j'ai retardé le moment en me disant qu'en laissant reposer tout ça, il en ressortirait la clarté et l'essentiel. 
Re-gloups ! C'est une lecture qui me semble bien loin maintenant (j'ai lu 8 livres entre-temps...). Une seule chose est sûre. Ça dépote ! Pendant toute la lecture, j'étais prise dans un tourbillon de personnages complètement barrés et de situations incongrues. L'auteur, Paul Beatty, semble faire dans le décalé mais il n'est pas aussi simple à cerner. Il y a du farfelu dans l'air, mais aussi du bon sens et des réflexions très justes, et la difficulté est de savoir à quel degré prendre tout ça, sous quel angle aborder la chose et quel sens surtout donner à tout ça.

Paul BEATTY


THE SELLOUT

vendredi 26 mai 2017

HISTOIRES DE FAMILLE


HISTOIRES DE FAMILLE

           HUIT NOUVELLES DESSINÉES

traduit du suédois par Aude Pasquier


Une BD repérée chez Jérôme et que j'avais soigneusement notée, principalement parce que l'auteur, Pelle Forshed, est suédois, et que je n'ai pas souvenir avoir jamais lu de BD suédoises (oui, des fois mes motifs de lecture sont un peu farfelus...).

Bien sûr, la thématique, bien que plombante, me parlait aussi. La vieillesse, la fin de vie, la mort... On se sent tous concernés, ça nous travaille, mine de rien. En tout cas, j'ai bien l'impression que c'est mon cas, même si j'ai encore de la marge. C'est un sujet qui me fascine clairement et me touche aussi d'une certaine manière.

Pelle FORSHED


HISTOIRES DE FAMILLE

mercredi 24 mai 2017

DU VENT


DU VENT

Un écrivain, Jérôme Walque, qui rêve de consacrer un ouvrage sur l'injustement méconnu triumvir Lépide, précisément parce qu'il n'a pas marqué les esprits, se retrouve à écrire en parallèle un roman sur commande pour une nouvelle collection éditoriale consacrée au bondage. Voilà un sacré grand écart littéraire que le gymnaste linguistique, Xavier Hanotte, exécute à merveille, pour notre plus grand plaisir.
Alors qu'on pense que la prouesse (déjà épatante) s'en tient là et que le fil de l'intrigue sera aussi droit que celui du funambule, l'auteur belge nous enchante par quelques pirouettes totalement inattendues où la fiction déborde sur la réalité et que se mêlent à ce grand cirque littéraire, des éditeurs et des policiers peu conventionnels, dans un show qui sait créer la surprise et le suspense, coupera le souffle et arrachera des rires, comme tout bon show qui se respecte.

Xavier HANOTTE


DU VENT

lundi 22 mai 2017

LA RABOUILLEUSE


LA RABOUILLEUSE

Ou comment Zao Wou-ki, peintre et graveur chinois naturalisé français en 1964 m'a conduite à Issoudun (enfin, c'est Keisha qui était au volant^^), où quelques-unes de ses ma-gni-fiques oeuvres étaient exposées au Musée de l'Hospice Saint-Roch l'année dernière, et que la lubie m'a prise de lire La Rabouilleuse de Balzac quand j'ai découvert que l'action se déroulait à Issoudun même !
C'est dire que l'escapade m'a conquise !

Ce roman n'est pas le plus lu ou le plus cité des oeuvres de Balzac (l'introduction le confirme) (et j'ai même eu un mal fou à le trouver en ebook gratuit), ce qui m'a quelque peu inquiétée quant à son potentiel enthousiasmant, et pourtant, je me suis ré-ga-lée de ces retrouvailles avec Balzac que je n'avais pas lu depuis bien longtemps. C'est même un roman qu'il me tardait de reprendre après chaque pause forcée et que j'ai dévoré sans vraiment m'en rendre compte. Je me suis même exclamée sur FB, en cours de lecture, "les classiques, c'est vraiment le bien, même quand ça n'y paraît pas comme ça." ^^

mercredi 17 mai 2017

LA MAISON DES ÉPREUVES


THE PLIGHT HOUSE

( LA MAISON DES ÉPREUVES )

traduit de l'anglais (Canada) par Claro

Repéré chez Ingannmic, j'ai assez rapidement pressenti que ce livre était fait pour moi malgré un bref résumé du contexte de l'histoire qui m'avait laissée sceptique au départ. Je lui écrivais d'ailleurs :
"Les premières lignes ont failli me laisser penser que ce livre était très loin des histoires susceptibles de me parler (suicide d'une amie d'enfance, etc - bonjour glauque, haha), et puis au fur et à mesure que je te lisais, il devenait évident que ce livre avait tout pour me plaire ! J'adore tout ce qui est curieux ou original, que ce soit sur le fond ou la forme, et puis cette histoire de lecteur qui est également héros d'un jeu de rôle, c'est franchement intrigant ! Bon, je m'en vais chercher ça !"

Jason HRIVNAK


LA MAISON DES ÉPREUVES

dimanche 14 mai 2017

En mai, fais ce qu'il te plaît, mais en juin, c'est le mois anglais - troisième round ! ;-)


Cryssilda et Lou remettent ça pour la sixième année consécutive, et moi je rempile pour la troisième fois ! Il faut dire que ce petit rendez-vous annuel me permet un retour "aux sources" et à mes vieilles amours que j'ai tendance à négliger au profit d'autres horizons livresques.

vendredi 12 mai 2017

CHIISAKOBÉ - TOMES 3 ET 4


CHIISAKOBÉ - TOMES 3 ET 4

             LE SERMENT DE SHIGEJI

Nous y voilà enfin à cette fin tant attendue ! Et pour couper court à tout suspense, je n'ai pas été déçue bien que cette série se termine finalement sans réelle surprise. J'ai espéré pourtant un petit twist, un rebondissement, un retournement de situation, voire une révélation dont j'avais cru détecter des allusions tout au long de l'intrigue, mais non. Et ça ne m'a pas déçue. Je ne sais pas trop quel coup fourré de la part de l'auteur je craignais également mais l'auteur n'avait absolument rien de tordu en tête. Et ça, ça m'a soulagée. 
Il faut dire que tant de mystère, de nébulosité et de suspense, ça a de quoi rendre chèvre quand on a le cerveau qui carbure à 100 à l'heure alors que finalement, il n'y avait pas à se poser de questions, douter ou se méfier, toute l'intrigue s'est développée dans une grande cohérence et sans malice dès le premier tome. Quoique...

mercredi 10 mai 2017

BRISER LA GLACE


BRISER LA GLACE

"L'ours se tient, immobile, à quelques mètres.
Je fais face au sommet de la chaîne alimentaire et je retiens mon souffle; c'est la moindre des choses quand on dévisage le seigneur de la banquise. [...]
J'avance d'un pas, mes yeux plantés dans les siens.
L'ours reste imperturbable.
Je dois maintenant prendre une décision cruciale.
Faut-il partir en courant ou faire le mort ?
Agiter les bras en criant ?
Ou acheter cette carte postale représentant l'animal emblématique de l'Arctique sous l'inscription Welcome to Groenland ?
J'opte pour la dernière solution et attends sagement mon tour à la caisse du duty free."

lundi 8 mai 2017

THE GREAT GATSBY


THE GREAT GATSBY

( GATSBY LE MAGNIFIQUE )

Voilà un classique américain qui ne m'avait jamais trop tentée, j'avoue que je ne saurais trop expliquer pourquoi. Une certaine réticence déjà pour certains classiques américains, Hemingway, Capote, Melville, j'en passe, une époque et un style qui, j'ai l'impression, me laissent à distance. Fitzgerald faisait parti du lot. Son Gatsby le Magnifique ne m'évoquait rien de palpitant malgré tout le bien qu'on pouvait en dire. Son roman ancré dans les années 20 aux États-Unis, en pleine ère du jazz et du charleston, devait a priori pourtant totalement me parler. 
Et puis, depuis quelques mois, une certaine curiosité m'a prise tout de même (là non plus ça ne s'explique pas vraiment...), liée quelque part à cette idée de jazz/charleston et une envie de lire quelque chose de l'époque pour en retrouver l'ambiance, et je l'ai du coup noté dans mes projets lecture de cette année, toujours sans grande conviction mais je voulais sauter le pas.

F. Scott FITZGERALD


THE GREAT GATSBY

jeudi 4 mai 2017

UNE HISTOIRE SANS MOTS


UNE HISTOIRE SANS MOTS

🏬📚👀🔎🕮⛔🔤
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😓😣❓❓😕
😓😵😤
💡💡😋😋😀
😅💡😆😵😕💡😋😕💡😋😕💡😋...
😉

XU Bing


UNE HISTOIRE SANS MOTS

dimanche 30 avril 2017

NE SAUTEZ PAS !


NE SAUTEZ PAS !

Mon dieu ! Je n'ai quasiment rien de positif à dire sur ce roman, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps... Pourtant, ça présageait bien. La couverture présente ce livre comme un "roman pas policer mais presque..." J'adore ce genre de clin d'oeil facétieux d'éditeur qui semble d'emblée se démarquer du classique et du convenu en annonçant ne rentrer dans aucune case connue. Ça sentait le délirant, du moins l'originalité. Forcément, je fonce, surtout que c'était l'occasion de découvrir un auteur belge, Frédéric Ernotte. Je fonce d'autant plus que le résumé était prometteur lui aussi :

"Est-ce forcément mal de ne pas faire le bien ? Assis sur le toit d'un des plus hauts gratte-ciel de Bruxelles, Mathias est songeur. Les jambes du laveur de vitre balancent dans le vide à plus de cent mètres du sol.

Frédéric ERNOTTE


NE SAUTEZ PAS !

mercredi 26 avril 2017

NI D'EVE NI D'ADAM


NI D'EVE NI D'ADAM

Certes, certes, en terminant Riquet à la Houppe il y a à peine quelques semaines, j'avais affirmé que cette lecture, même si loin d'être un échec, ne m'avait pas particulièrement donné envie de me replonger dare-dare dans les autres romans d'Amélie Nothomb, mais à peine m'a-t-on dit que j'aurais dû plutôt lire Ni d'Eve ni d'Adam qui parlait de son fiancé tokyoïte à l'époque de Stupeur et tremblements, que j'ai succombé à la curiosité plus vite que prévu.
Bon, il faut dire que la thématique Japon, pour moi, c'est assez irrésistible, et puis, quelque part, je n'aime pas rester sur une impression de tiède comme avec Riquet à la Houppe. Il faut que ce soit plus tranché et je sentais que cette lecture thématique Japon pourrait être décisive. Enfin, les livres d'Amélie Nothomb se lisant tellement vite, je n'avais pas l'impression de perturber mon programme de lecture par un grand détour imprévu.

lundi 24 avril 2017

PHOTO DE GROUPE AU BORD DU FLEUVE


PHOTO DE GROUPE AU BORD DU FLEUVE

Quand une collègue m'a dit de ce livre au titre qui n'enflamme pas vraiment l'imagination qu'il était superbe, j'ai eu une petite moue dubitative. Quand elle a évoqué une histoire de casseuses de pierres qui se mobilisent pour faire valoir leurs droits, une étincelle de curiosité s'est allumée en moi (mais bon, ce titre, inquiétant tout de même). Je n'aurais pas pensé pour autant qu'un tel récit pourrait aller jusqu'à me passionner. Et pourtant... Je me suis régalée avec ce livre, du début jusqu'à la fin ! Mais vraiment, ré-ga-lée !!

Ce qui m'a plu d'emblée, c'est qu'il y a un certain réalisme dans le rythme de l'évolution de l'histoire et dans la personnalité de nos casseuses de pierre. Ce ne sont pas des révoltées qui obtiennent gain de cause en ruant dans les brancards, convaincues de leur bon droit. Non, ce n'est pas aussi simple, et même, c'est loin d'être simple.

Emmanuel DONGALA


PHOTO DE GROUPE AU BORD DU FLEUVE

jeudi 20 avril 2017

CE N'EST PAS TOI QUE J'ATTENDAIS


CE N'EST PAS TOI QUE J'ATTENDAIS

Cet album, très étrangement, m'attirait tout autant qu'il me tenait à l'écart. J'avais bien compris qu'il s'agissait du témoignage d'un père sur l'arrivée inattendue de sa fille trisomique dans sa vie de famille, une épreuve qu'il avait toujours redoutée au plus profond de son être. Le sujet, à première vue comme ça, me parlait, et au vu des avis très enthousiastes, j'étais convaincue qu'il était bien traité et que je ne devrais pas échapper au coup de coeur moi aussi. Je me suis toutefois rendue compte qu'à chaque fois que je tenais cet album entre les mains à la bib', c'était plus fort que moi, je le reposais tout aussitôt, comme si finalement cette lecture m'évoquait quelque chose de trop éprouvant que je ne surmonterais pas, ou qu'il fallait que j'admette que je n'avais peut-être pas tant envie que ça de le lire.

Fabien TOULMÉ


CE N'EST PAS TOI QUE J'ATTENDAIS

lundi 17 avril 2017

LE CHAT


LE CHAT

Voilà, j'ai lu un Simenon. Enfin ! Merci au mois belge !
Bon, j'ai pris soin de ne pas choisir un Maigret car il me semblait que c'était trop me demander, mais des avis plutôt enthousiastes sur ses autres oeuvres m'avaient déjà motivée à découvrir cet auteur belge prolifique, et ce titre présageait bien, moi qui suis une inconditionnelle des chats.
Rien à voir pourtant avec une histoire de gentils minets, ceci dit, et encore moins avec une enquête type policière (je croyais Simenon exclusivement versé dans ce genre), et presque rien à voir avec la Belgique (sauf l'auteur), le lieu de l'action se situant à Paris. J'avoue que ce dernier point m'a un peu déçue, mais rien de grave, l'intrigue valant tout de même le détour !

La situation :

Georges SIMENON


LE CHAT

jeudi 13 avril 2017

UN ADMIRABLE IDIOT


UN ADMIRABLE IDIOT

traduit de l'anglais par Nicole Tisserand

Un roman japonais relatant le séjour d'un jeune Français au Japon à la fin des années 50, c'était assez pour m'appâter. Je trouvais ce roman d'autant plus intéressant que, si j'ai lu pas mal de récits mettant en scène des gaijin (étrangers) au Japon à notre époque, je n'avais pas souvenir d'avoir lu quoi que ce soit dans le genre pendant cette période du milieu du 20è siècle. 
Notre étranger est en plus Français et s'appelle Gaston... Bonaparte ! Voilà qui était prometteur ! Le titre laissait par ailleurs entendre que nous n'aurions pas affaire à un étranger ordinaire. Je pressentais quelques situations cocasses et un moment de lecture jubilatoire aux côtés de notre Gaston en prise avec l'apprentissage du japonais et le choc des cultures, surtout à cette époque.

ENDO Shusaku


UN ADMIRABLE IDIOT

lundi 10 avril 2017

RIQUET À LA HOUPPE


RIQUET À LA HOUPPE

Lorsque j'ai officialisé ma participation au mois belge, j'avais annoncé que ce serait (enfin) l'occasion de revenir à Amélie Nothomb "que j'ai boudée il y a un sacré bout de temps suite à une déception, alors que j'avais adoré ses premiers livres."
ERRATUM Je me suis rendue compte, en rapatriant (enfin) ici mon unique billet nothombien de mon ancien blog, qu'en fait, je n'avais jamais adoré ses premiers livres. Parmi tous ceux que j'ai lus jusqu'à Robert des noms propres que j'ai trouvé indigeste du début à la fin, seuls deux de ses romans m'avaient particulièrement plu, le reste m'ayant distraite, sans plus. Bon, en réalité, il faut en compter trois, avec Hygiène de l'assassin dont je garde un très bon souvenir (mais est-il fiable ? hmmm).

jeudi 6 avril 2017

CHANTIER INTERDIT AU PUBLIC


CHANTIER INTERDIT AU PUBLIC

Après La Fabrique pornographique, je me devais de poursuivre mon exploration de cette collection innovante et audacieuse combinant BD et sociologie, en enchaînant cette fois-ci, pour faire un peu sérieux, sur un sujet moins frivole et a priori plus rébarbatif, les coulisses du bâtiment. Car oui, que se passe-t-il derrière les palissades d'un chantier de construction ? Et c'est justement parce qu'on ne s'en pose pas vraiment la question, le sujet ne fleurant pas vraiment le passionnant et parce que cela nous touche de si loin, que je trouvais intéressant qu'un ouvrage se penche sur la question et sur le sujet qui laissait du coup pressentir dénonciation de l'exploitation et autres irrégularités diverses et variées.

Claire BRAUD


CHANTIER INTERDIT AU PUBLIC

lundi 3 avril 2017

CYRANO DE BERGERAC


CYRANO DE BERGERAC

Su-per-be !
C'est le mot que j'ai lâché dans un soupir de ravissement à la toute dernière phrase de ce texte fabuleux, et honnêtement, il se suffit à lui-même pour résumer tout le bien que j'ai pensé et l'émerveillement que j'ai ressenti à la lecture de cette pièce qui m'a fait vibrer tout le long, mais j'entends d'ici Cyrano s'indigner : "Ah ! Non ! C'est un peu court jeune femme ! On pouvait dire... Oh ! Dieu !... bien des choses en somme..."

Et c'est vrai, mais comme je n'ai pas sa verve et que je n'ai pas le talent de "pouvoir dire les choses avec grâce", on se contentera de quelques exclamations qui ne rendront certes pas justice à l'excellence de cette pièce, mais ça vient du coeur :

Edmond ROSTAND


CYRANO DE BERGERAC

mardi 28 mars 2017

DOUBLE NATIONALITÉ


DOUBLE NATIONALITÉ

Un titre qui  a tout de suite alpagué mon coeur et mon âme biculturels, et que je n'ai pas manqué noter soigneusement lorsque je l'ai aperçu mis en avant en nouveautés sur le catalogue de la bibliothèque numérique de Paris (béni soit ce projet, je ne le dirai jamais assez !).
J'étais d'autant plus attirée que ce livre ne se présentait nullement comme un essai démonstratif ou un plaidoyer.
La quatrième de couv' annonçait une toute autre ambiance, quelque chose qui versait plus dans le complètement barré que dans le socio-politique ou le trop sérieux :
"Vous vous réveillez dans un aéroport.
Vous ne savez pas qui vous êtes ni où vous allez.
Vous avez dans votre sac deux passeports et une lingette rince-doigts.

Nina YARGEKOV


DOUBLE NATIONALITÉ

jeudi 23 mars 2017

MÉMOIRES D'UNE JEUNE FILLE RANGÉE


MÉMOIRES D'UNE JEUNE FILLE RANGÉE

Simone de Beauvoir, je ne pensais pas la lire un jour. Je la connaissais mal en réalité et je l'assimilais un peu à ces femmes de lettres bourgeoises ayant eu quelques fulgurances littéraires et philosophiques véhiculant des propos d'un autre temps, passablement blablateux et barbants, peut-être un peu intimidants quand même, et dont je n'étais pas convaincue qu'ils me parleraient vraiment. Certes, elle était liée à Sartre, mais même.

Et puis je suis tombée sur le billet de Violette au même moment où je lisais Le Puits de solitude de Radclyffe Hall et que le début du 20è siècle m'apparaissait plus fascinant que je ne le pensais en terme d'émergence des pensées des femmes dévoilées sans fard. Quelque chose comme un cri du coeur qui déborde face aux paradoxes, aux incohérences des conventions sociales, au formalisme d'une époque qui entretient et s'accommode de clichés de longue date.

Simone de BEAUVOIR


MÉMOIRES D'UNE JEUNE FILLE RANGÉE

vendredi 17 mars 2017

LES IMPLIQUÉS


LES IMPLIQUÉS

traduit du polonais par Kamil Barbarski

J'avais repéré ce polar polonais à la bib' à l'époque où il n'existait qu'en grand format. J'étais convaincue que je l'emprunterais "prochainement" car il avait l'air prometteur et que c'était une bonne occasion d'explorer davantage la littérature polonaise contemporaine. De nombreux billets ont été publiés par la suite, confirmant l'idée que c'était un roman qui valait le détour. Le format poche est ensuite paru, puis un deuxième roman de l'auteur, Zygmunt Miloszewski, la suite des enquêtes du procureur Teodore Szacki dont il est question ici, toujours aussi bon paraît-il, voire meilleur.
Il était temps que je m'y mette car déjà je ne savais plus s'il ne valait pas mieux commencer par le dernier paru que par le premier, ou faire quand même les choses dans l'ordre, alors attendre la parution du 5è opus de la série me semblait très risqué !

Zygmunt MILOSZEWSKI


LES IMPLIQUÉS

mardi 14 mars 2017

LA MAIN DE JOSEPH CASTORP


LA MAIN DE JOSEPH CASTORP

traduit du portugais par Elisabeth Monteiro Rodrigues

Ça va être un brin décousu et bien vague sur l'intrigue en elle-même mais je ne pouvais vraiment faire autrement. 
Deux commentaires de lecteurs pour situer :
"Brillant, énigmatique et agaçant" (lu sur Amazon)
"On adore ou on déteste" (lu sur Goodreads)

Mon grain de sel :
Un roman très surprenant, avec une originalité certaine, où l'on a l'impression d'avancer comme sur un fil.
Au début, j'ai cru tenir le personnage principal car l'auteur le présente de façon à nous intriguer. On pense qu'on va en savoir plus, on veut en savoir plus, et puis, il meurt. Ah ? Zut ! Aaah mais peut-être qu'on va en savoir plus sur sa vie quand même, par le biais de flashbacks. Le récit semble en tout cas parti pour. Hé bien, non, encore une fois, non... Et pourtant... Si ?...

João Ricardo PEDRO


LA MAIN DE JOSEPH CASTORP

vendredi 10 mars 2017

DÉFAITE DES MAÎTRES ET POSSESSEURS


DÉFAITE DES MAÎTRES ET POSSESSEURS

Dans les dernier billets et commentaires particulièrement enthousiastes que j'ai lus sur ce livre, il était souvent souligné qu'il était préférable de n'en rien dire afin de laisser le lecteur apprécier pleinement l'univers qu'il allait découvrir petit à petit, et surtout, parce que ce roman lui promettait une grande claque qu'il serait dommage qu'il esquive à cause d'un billet trop bavard.
Je suis moi-même adepte de ce principe, en dire le moins possible. Ceci dit, si je me suis lancée dans ce livre, c'est précisément parce que, grâce au billet de Keisha, j'avais une petite idée du contexte de l'histoire, et c'est spécifiquement cet aspect que j'avais trouvé intrigant et qui avait attisé ma curiosité (le titre à lui seul ne suffisant pas, il faut bien l'admettre).

Vincent MESSAGE


DÉFAITE DES MAÎTRES ET POSSESSEURS

mardi 7 mars 2017

TRASHED


TRASHED

En décembre (c'est dire si j'ai du retard dans mes billets...), lors d'un saut à la bib' pour y rendre des livres, je passe devant une table sur laquelle étaient entassés des petits paquets cadeaux. Je me rapproche, curieuse, et tombe sur un colis étiqueté des mots suivants : "Décalé, déjanté... décapé aussi (mais pas partout 😃)". Aïe ! Les mots fatals en ce qui me concerne. J'hésite, j'ai déjà tant à lire, mais la curiosité est plus forte que tout et je ne résiste pas à cette surprise originale de ma bib'.

Dans ce paquet, il y avait cette BD. J'avoue, j'ai eu une petite moue de déception car ce n'était pas exactement mon idée du décalé, déjanté. Les dessins ne m'inspiraient par ailleurs pas du tout, mais j'ai finalement décidé que je lirai cette BD car la thématique me semblait intéressante et originale.

Derf BACKDERF


TRASHED

samedi 4 mars 2017

Où je participe au mois belge une fois... enfin, cette fois ! ;-)


Complètement imprévu au programme ! 
En début d'année, c'était clair dans ma tête. Quand j'ai commencé à voir défiler la liste des mois thématiques, l'idée que je puisse céder à la tentation ne m'effleurait même pas. Lire belge (japonais, italien, écossais, scandinave ou autre), avec plaisir, mais à part le mois anglais auquel j'ai fini par m'abonner en cédant une première fois il y a deux ans, je préfère quand même lire tel ou tel pays sans programmation spécifique, au gré de mes lubies.

jeudi 2 mars 2017

CHIISAKOBÉ - TOME 2


CHIISAKOBÉ - TOME 2

           LE SERMENT DE SHIGEJI

Mon ressenti à la fin du tome 1 :
"À ce stade, je ne saurais encore trop me prononcer ou affirmer si j'aime ou non. Il y a quelque chose, mais pour l'instant, c'est comme à l'état de mijotement. J'attends, j'observe. Ce Shijegi est bien mystérieux. On se demande comment tout ce petit monde va s'en sortir. Oui, la curiosité de la suite est tout de même bel et bien là."

A la fin du tome 2, j'en suis au même stade ! Et pourtant l'histoire avance quelque peu, il se passe des choses, il y a même une GRANDE révélation sur ce fameux Chiisakobé qui oriente un peu mieux le récit, mon attachement pour cette série et ses personnages, leur histoire, leurs relations, se précise...

mardi 28 février 2017

MEMBRANE


MEMBRANE

traduit du chinois (Taiwan) par Gwennaël Gaffric

Un roman SF taïwanais ? Il ne m'en fallait pas plus pour attiser ma curiosité ! Un rapide coup d'oeil à la quatrième de couv' pour m'assurer tout de même que l'intrigue me parlerait :
"Momo, une jeune esthéticienne réputée mais solitaire et marginale, vit dans une ville sous-marine d'un monde futur à l'écologie bouleversée. [...] Dans ce monde où les corps, les identités et les sexes se métamorphosent et se réinventent, les humains sont-ils encore maîtres de leur mémoire et de leur avenir ?"

J'achète ! Un récit autour d'une jeune esthéticienne, dans un monde sous-marin, où les corps et les identités se réinventent, ça me semblait prometteur d'une intrigue plutôt accessible avec, en bonus, une pointe d'originalité.

CHI Ta-wei


MEMBRANE

dimanche 26 février 2017

BOUFFON


BOUFFON

Ohlala ! Je ne m'attendais pas du tout à être aussi bouleversée et remuée par cette histoire digne des contes les plus cyniques et les plus tragiques. À côté, Le vilain petit Canard et La petite Fille aux allumettes peuvent aller se rhabiller.

Bouffon, c'est un peu l'histoire d'un Quasimodo (qui m'avait totalement bouleversée aussi) (y a des thématiques comme ça), sauf qu'ici, il s'appelle Glaviot et qu'il est né totalement défiguré, doté d'un visage tellement repoussant que bien évidemment, il peinera pour se faire aimer. Et bien évidemment bis, il tombe raide dingue amoureux de la fille d'un comte dont il est le bouffon. En dévoiler davantage serait un crime. La découverte de ce récit au fur et à mesure de ma lecture fait partie intégrante de mon plaisir de lecture, car oui, j'ai a-do-ré cette histoire !

mercredi 22 février 2017

RATING


RATING

traduit de l'espagnol (Venezuela) par Nicole Rochaix-Salmona

Repéré chez Sandrine, ce roman vénézuélien m'a tout de suite tentée par sa thématique : course à l'audimat, téléréalité et telenovela ! Ça promettait quelques grands moment "hyène hilare" parce qu'il faut l'avouer, le ridicule, l'absurdité et le mélodrame de ces émissions ont quand même quelque chose de grand-guignolesque et de savoureux.
Je m'apprêtais à me moquer tout le long de personnages et de situations cocasses, sans compter que j'étais ravie de cette petite trouvaille parce que côté latino-américain, si je peux explorer autre chose que polars, histoires d'amour dramatiques, et surtout réalisme magique, je préfère.
Alors un peu de légèreté et d'humour avec une bonne dose de critique sociale et du milieu de la télévision, doublée d'une plongée au coeur de la culture populaire vénézuélienne, je prends !

Alberto BARRERA TYSZKA


RATING

dimanche 19 février 2017

LA FABRIQUE PORNOGRAPHIQUE


LA FABRIQUE PORNOGRAPHIQUE

Repérée chez Jérôme, j'ai tout de suite été très curieuse de cette nouvelle collection combinant BD et sociologie chez Casterman.

"La collection "Sociorama" signe la rencontre entre bande dessinée et sociologie. D'un côté, des sociologues amateurs de BD qui ont créé l'association Socio en cases pour accompagner la transformation graphique d'enquêtes sociologiques. De l'autre, des auteurs de BD curieux de sociologie qui se sont lancés dans une aventure originale, à l'écart de toute adaptation littérale ou illustration anecdotique. Le résultat : des fictions ancrées dans les réalités du terrain.
Toute ressemblance ne sera pas pure coïncidence..."

Lisa MANDEL


LA FABRIQUE PORNOGRAPHIQUE

mercredi 15 février 2017

POULETS GRILLÉS


POULETS GRILLÉS

Ça faisait un petit moment que l'idée de lire ce livre s'imposait à moi. J'avais vraiment envie d'une petite lecture fraîche, légère et désopilante, et là, l'appel de la hyène hilare était assez irrésistible. Repéré chez Keisha, rien qu'au titre, à la couv', au pitch, j'ai tout de suite su que ce roman était pour moi ! Et l'extrait qu'elle a choisi ci-dessous m'a vraiment été fatal :

"- Tu crois que si le 36 avait été au 38, on l'aurait quand même appelé le 36 ? demanda Dax.
Évrard fit gentiment mine de réfléchir avant de répondre :
- Non."

Mouahahaha ! Et tout le livre est du même tenant. Grands moments de gloussements de rire et "hahahaha" tonitruants gênants, lâchés en plein public dans le métro !

Sophie HÉNAFF


POULETS GRILLÉS

dimanche 12 février 2017

SAGA - TOME 6


SAGA - TOME 6

Aaaah ! Comme j'ai été bien inspirée de me faire un mémo des événements précédents ! Parce que le problème quand on reprend une série en cours 9 mois plus tard, c'est de se souvenir où est qui, qui fait quoi, etc. Et mon petit résumé de la situation m'a bien servie ! :-)

Le mémo du contexte général :
Alana et Marko, deux amants de races extraterrestres ennemies, sont traqués par tout l'univers depuis qu'ils ont donné naissance à la petite Hazel.
"C'est l'histoire de deux mondes pour toujours en guerre, une planète appelée Continent, et une lune appelée Couronne. Mais c'est aussi l'histoire d'un monde lointain qui tourne autour des deux."

mercredi 8 février 2017

STATION ELEVEN


STATION ELEVEN

Il y a des moments comme ça où un livre vous appelle, s'imposant à vous comme une lecture urgente, là, subitement. C'est ce qui est arrivé avec ce roman. Je l'avais vaguement repéré lors du Festival America en notant un certain enthousiasme de la presse autour, et par la suite, il m'avait semblé que les blogueurs qui en parlaient étaient plutôt conquis, mais jusque là, pas de sentiment d'urgence.

Je n'avais qu'une vague idée de l'histoire. Une troupe de théâtre jouant du Shakespeare, qui, après une catastrophe planétaire, continuait de parcourir les routes et d'assurer leurs représentations. J'avais en tête un récit qui mettrait l'art au premier plan. Un récit vivant, plein d'aventures, avec des artistes et des comédiens animés par leur passion, et la mention de Shakespeare laissait augurer du bon (même si j'ai toujours été insensible à ses pièces, j'ai toujours l'espoir d'une révélation quand un roman y fait référence).

Emily ST. JOHN MANDEL


STATION ELEVEN

lundi 6 février 2017

GOUVERNEURS DE LA ROSÉE


GOUVERNEURS DE LA ROSÉE

Quelle belle histoire ! De celles qui remuent le coeur et élèvent l'âme. Et pourtant, on pourrait dire que c'est une histoire assez classique, usant d'artifices assez classiques eux aussi. Une histoire presque prévisible, qui frôle les bons sentiments en levant les étendards du courage, de la grandeur d'âme et de l'espoir, face à la fatalité, la misère, l'injustice, la résignation et l'esprit de vengeance, et en laissant flotter au milieu une histoire d'amour contrariée par une haine fratricide.
Mais bon sang, quelle saveur dans les mots ! Quand c'est aussi bien raconté, ça change tout ! Rien que ces travailleurs de la terre transformés en "gouverneurs de la rosée", sous la plume de l'auteur, Jacques Roumain, donnent une bonne idée de toute l'étendue de son imaginaire poétique !

Jacques ROUMAIN


GOUVERNEURS DE LA ROSÉE

dimanche 29 janvier 2017

UN YAKUZA CHEZ LE PSY


UN YAKUZA CHEZ LE PSY

traduit du japonais par Jacques Lalloz

Ouhlala ! Quel désenchantement par rapport au premier volet, Les remèdes du docteur Irabu, que j'avais adoré ! J'en avais même dit "ce livre, il s'en est fallu de peu pour que je crie au "excellent" tellement j'ai passé un moment de lecture savoureusement inattendu !"
Je savais à quoi m'attendre et j'en redemandais, pourtant le contexte a de quoi inquiéter. Il avait cependant fait ses preuves au premier volume. J'en disais encore "c'est loufoque, barré, absurde par moment, ça frise le grand n'importe quoi et on frôle le 10è degré avec ce docteur au comportement infantile et son infirmière dont on ne s'expliquera jamais le rôle, mais les problèmes de ces patients sont réalistes, profonds et identifiables, on comprend parfaitement ce qu'ils ressentent et endurent, et l'auteur, Hideo Okuda, excelle dans la description de leur situation et leur état d'esprit, tout en imaginant une solution à leurs souffrances de façon plus subtile et intelligente qu'il n'y paraît."

jeudi 26 janvier 2017

L'ÎLE LOUVRE


L'ÎLE LOUVRE

Chavouet, j'adore ! Tout simplement ! Sa signature graphique, ses dessins qui obligent à y regarder à deux ou trois fois, sa façon de raconter ses périples, ses rencontres avec les gens, son sens de l'observation et des détails inattendus. Il a un style bien à lui, autant graphique que narratif, qui se reconnaîtrait entre mille, et j'en suis fan.
J'ai adoré particulièrement ses albums autour du Japon, étant japonisante moi-même, mais à la parution de cet album sur le Louvre, je n'étais pas moins frétillante et avide de le découvrir, aimant beaucoup les albums mettant Paris en scène également. L'idée de pouvoir reconnaître un quotidien ou un environnement familier, représenté sous un angle original, me plaît beaucoup. Et sur le Louvre en particulier, je trouvais l'idée intéressante.

lundi 23 janvier 2017

ÉCOUTE LE CHANT DU VENT


ÉCOUTE LE CHANT DU VENT

            suivi de FLIPPER, 1973

traduit du japonais par Hélène Morita

Aaah ! Comme je me réjouissais de tenir entre mes mains ce livre réunissant les deux premiers romans de mon auteur fétiche, le grand Haruki Murakami ! Quand on est fan (mais vraiment fan), c'est avec une certaine émotion qu'on s'apprête à lire ces récits. On ne s'attend pas au chef-d'oeuvre pour des premiers écrits, mais peu importe, on se dit qu'on tient là une oeuvre sacrée tout de même.

Dès la préface, j'ai été happée par l'univers particulièrement hypnotique - et plaisant comme un hamac - de Murakami. Il met tout de suite le sourire, sans raison flagrante. C'est vraiment cet effet qu'il me fait, cet écrivain !

vendredi 20 janvier 2017

PAYING FOR IT


PAYING FOR IT
        A COMIC-STRIP MEMOIR ABOUT BEING A JOHN

( VINGT-TROIS PROSTITUÉES )

L'anecdote de l'acquisition de cette BD est trop cocasse pour que je ne la consigne pas ici.

En décembre, je retrouve Cryssilda chez Gibert pour patienter au chaud avant notre rendez-vous resto "challenge AL" avec Marie. Là, on furète (quoi de plus normal) et je me paie la tête de Cryssilda qui, au rayon livres en anglais, embarque tous les livres qu'elle touche (5 en 1 minute !), tandis que moi, très sobrement, je tends ma main vers celle-ci, par pure curiosité, sans me douter que je l'embarquerai aussi.

Chester BROWN


PAYING FOR IT

dimanche 15 janvier 2017

LE GRAND ROMAN DES MATHS


LE GRAND ROMAN DES MATHS
             
               DE LA PRÉHISTOIRE À NOS JOURS

Aaah les maths ! Une matière qui en aura traumatisé plus d'un sur les bancs de l'école, au grand dam de l'auteur, Mickaël Launay, grand passionné des maths, qui s'évertue depuis des années à les rendre accessibles et à les faire aimer au plus grand nombre. Enfin, plus précisément, à faire réaliser aux plus récalcitrants qu'ils aiment les maths sans le savoir : "La plupart des gens aiment les maths. L'ennui, c'est qu'ils ne le savent pas." Alors, à travers la grande histoire des maths, l'auteur tâchera de leur ouvrir les yeux à la beauté, à la poésie et au côté ludique et jubilatoire des maths, tel un conférencier qui parvient à rendre passionnantes les oeuvres d'un artiste obscur lors d'une visite guidée à une exposition.

Mickaël LAUNAY


LE GRAND ROMAN DES MATHS

vendredi 13 janvier 2017

RITUELS


RITUELS

traduit de l'espagnol (Espagne) par Alejandra Carrasco Rahal

Une BD qui a attiré mon attention à la bib' sans que je ne puisse véritablement l'expliquer. Un titre peu loquace, aucun résumé, juste le nom de l'auteur, Álvaro Ortiz, inconnu de mes services, qui a attisé un peu ma curiosité. L'occasion d'explorer un peu plus la BD espagnole. Ce qui m'a réellement convaincue de l'embarquer, ce sont les premières pages qui, comme on goûterait un plat inconnu du bout de la langue, rassurent quand on se rend compte qu'on n'est pas dans l'expérimental, que ça n'a pas l'air si mal, que ça pourrait même être carrément bon, en tout cas, c'est intrigant et ça semble mériter de poursuivre plus loin l'exploration.

Álvaro ORTIZ


RITUELS

mercredi 11 janvier 2017

SEPT YEUX DE CHATS


SEPT YEUX DE CHATS

traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel

Ce roman, c'est... #soupirdésemparé, c'est...#jetrouvepaslesmots, c'est...#jaiunblanc...
Un truc de dingue, une expérience de lecture unique où on se trouve confronté à un auteur effroyablement ingénieux ! Et qui plus est, légèrement facétieux et diabolique sur les bords !
Repéré sur l'Instagram des Petits Mots des Libraires, cette petite note d'Eva m'a tout de suite interpellée :
"Sept yeux de chats fait partie de ces romans qui ne peuvent pas se raconter tellement ils sont uniques en leur genre. Une histoire et des personnages qui se modifient au fil des pages, où rêve et réalité se confondent. Un roman qui rend fou."
C'est très très résumé, mais pour ce qui est de l'effet du livre sur le lecteur, c'est très exactement ça !

CHOI Jae-hoon


SEPT YEUX DE CHATS

dimanche 8 janvier 2017

COQUELICOTS D'IRAK


COQUELICOTS D'IRAK

(mes premières lignes sont un cop/col légèrement remanié de mon premier paragraphe sur Formose de Li-Chin Lin parce que je trouve qu'il se prête bien à cet album également #recyclage)

Sacrée aubaine que d'être tombée sur cette BD par hasard à la bib' !
J'adore tout bonnement ces témoignages sur des pays rarement mis en avant (du point de vue intérieur, j'entends), surtout par un de leurs ressortissants, et particulièrement en BD, car les BD permettent de traiter les sujets simplement et clairement, avec concision, tout en étant très instructives, et l'humour est souvent au rendez-vous malgré des sujets qui ne prêtent pas forcément à rire.

Coquelicots d'Irak ne déroge pas à la règle et je ne regrette vraiment pas le voyage.

Brigitte FINDAKLY


COQUELICOTS D'IRAK

vendredi 6 janvier 2017

14 JUILLET


14 JUILLET

Les récits historiques qui mettent en lumière ceux dont on ne parle jamais (généralement le petit peuple, les invisibles, les oubliés de l'Histoire) ou alors entre parenthèses, ça me plaît beaucoup. J'avais récemment lu un livre dans cet esprit avec Mademoiselle Haas de Michèle Audin, aussi, quand j'ai repéré ce récit chez Keisha, et puis rapidement sur d'autres blogs et dans les médias, c'était évident qu'il me le fallait !

"Avec emphase, on nous enseigne le règne de chaque roi, ses épisodes [...]. Mais on ne nous raconte jamais ces pauvres filles venues de Sologne et de Picardie, toutes ces jolies femmes mordues par la misère et parties en malle-poste, avec un simple ballot de frusques. [...] Nul n'a jamais écrit leur fable amère."

C'est le 14 juillet que choisit de faire revivre l'auteur, Eric Vuillard, ici.

Éric VUILLARD


14 JUILLET

mercredi 4 janvier 2017

DÉSORIENTALE


DÉSORIENTALE

Un énième livre sur l'Iran ? À l'époque de Persepolis, je trouvais le pays intrigant et il me semblait que les livres qui en parlaient ne couraient pas les rues. Depuis, j'ai lu Lire Lolita à TéhéranPasseport à l'iranienne, En censurant un roman d'amour iranien, et j'ai, dans ma LAL Khomeiny, Sade et moi, et Bons baisers d'Iran, une BD.

Il faut croire que la littérature autour de ce pays "prolifère", et tant mieux car j'y adhère bien, grâce, entre autres, à l'humour avec lequel les Iraniens racontent leur pays, leurs épreuves, leurs malheurs. Un sens de l'humour incroyable !
Et comme j'avais eu de bons échos de ce livre via une collègue, recommandé par son libraire, j'ai fini par céder à la curiosité.
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