vendredi 20 août 2004

PERSEPOLIS


PERSEPOLIS

"Dans Persepolis, Marjane Satrapi raconte son enfance sur fond d'histoire de son pays, l'Iran. C'est un récit drôle et triste à la fois, parfois cocasse, souvent touchant. Mais toujours passionnant. C'est aussi un petit événement : il s'agit de la toute première bande dessinée iranienne de l'Histoire…"Gilbert Jacques

Je viens de finir le tome 1 hier, il faut a-bso-lu-ment que je me dégote les autres! Il y a beaucoup de fraîcheur et d'humour dans ce tome et je trouve que Marjane Satrapi a énormément de talent. C'est accessible à tous, et franchement, comme approche de l'histoire et de la civilisation iranienne, c'est l'idéal quand on ne veut pas se prendre la tête avec des volumes indigestes sur le contexte socio-politique en Iran au fil des ans. Enfin là c'est le tome 1 et nous sommes en 1979...
(commenté le 20/08/2004)

Marjane SATRAPI


PERSEPOLIS

BRODERIES

POULET AUX PRUNES

jeudi 19 août 2004

LE VOLEUR DE GOÛTER


LE VOLEUR DE GOÛTER

traduit de l'italien par Maruzza Loria et Serge Quadruppani

Mon premier Camilleri !
Une enquête du commissaire Montalbano... l'intrigue en soi, bof, trafic, Tunisiens, Siciliens, histoires cheulou, corruption, prostitution et cie, mais ce qui sera mémorable et a failli me traumatiser, c'est la traduction !!

Alors, je veux bien, je comprends les intentions des traducteurs qui veulent absolument restituer ce qu'un Italien peut ressentir en lisant du sicilien, mais en français, ça fonctionne très mal je trouve. J'avais plus l'impression de lire des dialogues entre Yoda de Star Wars et sa famille, avec les "Montalbano, je suis", "les courses, je fis", "le mort, ici, il est" - et les "qu'est-ce qui fut?" pour "qu'est-ce qu'il se passe?", ainsi que la floppée de dialogues au passé simple. C'est quand même très déroutant, sans parler des néologismes, "pinser/pinsées", pour "penser/pensées", "arappeler" pour "rappeler", etc...

Andrea CAMILLERI


LE VOLEUR DE GOÛTER

dimanche 8 août 2004

LA PASSION SECRÈTE DE FJORDUR


LA PASSION SECRÈTE DE FJORDUR

traduit du danois par Susanne Juul et Bernard Saint Bonnet


Troisième de la série des racontars, beaucoup plus fendard que Un safari arctique mais il manque le petit quelque chose barge de La vierge froide
Bon moment de détente tout de même, divertissant et drôle, ces chasseurs sont décidément attachants!

jeudi 5 août 2004

SOY UN ESCRITOR FRUSTRADO


SOY UN ESCRITOR FRUSTRADO

(JE SUIS UN ÉCRIVAIN FRUSTRÉ)


J., professeur d'université, n'a qu'un rêve et une vocation : être un grand écrivain. Le problème est qu'il est incapable d'aligner 3 mots sur son ordinateur alors que les idées ne lui manquent pas. Cela le frustre d'autant plus qu'en tant que grand critique littéraire, il reconnaît lui-même la médiocrité de ses tentatives. Et pour couronner le tout, le charme naturel et le succès de son collègue en tant qu'écrivain l'exaspèrent.
Un jour, une de ses étudiantes l'aborde et lui demande de lire un roman qu'elle a écrit pour avoir son avis. C'est le début d'une histoire ahurissante alors que J. se laisse peu à peu envahir par la jalousie et la folie.

C'est absolument captivant, on suit la logique démentielle de cet homme rongé par l'ambition et la jalousie en sympathisant presque (et pourtant le personnage est horrible), c'est férocement drôle et tragique à la fois, corrosif !

Je souligne que Mañas avait 25 ans à la publication de ce livre, ça m'épate toujours ça, les jeunes auteurs !

José Ángel MAÑAS


SOY UN ESCRITOR FRUSTRADO

lundi 2 août 2004

APRÈS LE TREMBLEMENT DE TERRE


APRÈS LE TREMBLEMENT DE TERRE

traduit du japonais par Corinne Atlan


Décidément, même quand il écrit des nouvelles il me plaît cet auteur!! Son style, ses idées, ses personnages, son étrangeté...
Ici, six récits se développent autour de personnages atteints de près ou de loin par le terrible tremblement de terre à Kobe en 1995. Ça donne des scénarios divers qui vous happent dans une autre dimension et restituent pourtant des situations très réalistes (à part un des récits complètement déjanté), tout ceci avec une pointe de burlesque.

Un passage qui m'a bien amusée sur la critique littéraire dans un des récits, "Galette au miel":
  
"Les remarques étaient toujours du même ordre : "Une oeuvre d'une qualité littéraire étonnante pour un si jeune candidat. [...] On note cependant une tendance à la sentimentalité et un manque de fraîcheur novatrice ainsi que de véritable perspective littéraire."
Ces critiques faisaient rire Takatsuki.
- Ils sont tous à côté de la plaque, ces types, disait-il. Une véritable perspective littéraire! Qu'est-ce que ça veut dire, au juste? Les gens normaux n'utilisent pas ce genre de vocabulaire. Est-ce qu'on dit : le ragoût de ce soir manque de véritable perspective bovine?"
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